Snap relance la lutte contre les actions à plusieurs classes
A l’approche de l’IPO du réseau social, seize investisseurs institutionnels appellent au respect du principe «une action, un droit de vote».
Publié le
Olivier Pinaud
Snap va entrer en bourse dans les prochaines semaines sur le Nyse.
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Photo Bloomberg.
Les plus grands noms de la gestion d’actifs ne veulent plus de différenciation de classes dans le capital des sociétés américaines. Seize gérants, dont BlackRock, Vanguard et State Street, épaulés par des fonds de pension américains, ainsi que par l’activiste ValueAct et le fonds souverain singapourien GIC, se sont réunis au sein de l’Investor Stewardship Group (ISG) pour exprimer publiquement leur opposition à ce système qui permet aux fondateurs de sociétés de céder en Bourse une partie du capital de leur entreprise tout en gardant le contrôle.
Snap, qui s’apprête à entrer dans les prochaines semaines sur le Nyse, a l’intention de mettre en place un tel mécanisme. Les détails de son IPO ne sont pas encore publics, mais selon les premières indiscrétions le réseau social pourrait émettre des actions sans aucun droit de vote, réservant les titres avec droits de vote à ses fondateurs. Le groupe prendrait ainsi exemple sur Facebook ou Alibaba. Ce dernier avait opté pour une IPO aux Etats-Unis après que la Bourse de Hong Kong eut refusé l’application d’une telle gouvernance.
Alors que plusieurs grandes sociétés de technologie pourraient arriver en Bourse en 2017 dans la foulée de Snap, notamment Uber, les investisseurs de l’ISG réclament le respect du principe «une action, un droit de vote» et préviennent qu’ils surveilleront comment les entreprises américaines respectent ce mot d’ordre. Leur initiative va au-delà des seuls droits de vote. Ils ont fixé aux émetteurs cinq autres règles de bonne gouvernance à respecter. Ils se sont imposés en retour six principes à suivre. L’ISG appelle les entreprises à respecter ce cadre à partir du 1er janvier 2018.
Les protestations contre les actions à droits de vote multiple ne sont pas nouvelles. L’an dernier, le Council of institutional investors (CII), qui représente les fonds de pension américains, s’était aussi ému de l’émission d’actions de différentes classes lors des introductions en Bourse.
Ce mécanisme est très utilisé par les sociétés de technologie depuis l’IPO de Google en 2004. Le moteur de recherche compte trois classes d’actions, dont une catégorie B, réservée aux fondateurs, qui leur donne des droits de vote décuplés. Ce système offre à Larry Page et Sergey Brin la majorité en vote avec seulement environ 12% du capital. Mark Zuckerberg, le cofondateur de Facebook, a utilisé le même stratagème pour garder les pleins pouvoirs du réseau social.
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