Schneider ne s’attend pas à réaliser une acquisition majeure cette année
Jean-Pascal Tricoire s’est voulu formel. A l’occasion de la présentation des ventes du premier trimestre, le président du directoire de Schneider a battu hier en brèche les rumeurs faisant état d’une offre potentielle de 30 milliards de dollars sur l’américain Tyco International. «Laissez-moi vous dire qu’il n’y a pas de projet d’acquisition de grande taille, maintenant ou dans un avenir prévisible», a déclaré celui qui est à la tête du groupe depuis 2006. «Par avenir prévisible, j’entends l’année en cours», a-t-il précisé lors d’une conférence avec les analystes.
Une manière de ne pas exclure une opération de grande ampleur à compter de 2012 tout en coupant court à des «spéculations» affectant le cours de Bourse. L’action accusait ainsi un recul de 2,44% jeudi dernier, au lendemain de la diffusion d’un communiqué démentant des discussions avec Tyco International. Dans un entretien au Figaro publié ce matin, Jean-Pascal Tricoire revient sur le sujet de la croissance externe. Il affirme que la priorité actuelle du groupe va aux acquisitions de petite taille, de quelques dizaines à quelques centaines de millions d’euros. «Nous pouvons également nous intéresser à des opérations de taille moyenne, d’un milliard à quelques milliards d’euros», ajoute-t-il.
Dans ce contexte mouvementé, le numéro un mondial des équipements électriques basse tension peut s’appuyer sur un profil d’activités solide. Le groupe a dégagé au premier trimestre un chiffre d’affaires de 4,94 milliards d’euros, soit une croissance organique de 11,8%, grâce au dynamisme des marchés émergents et à la reprise des économies matures. La branche «power» (basse tension), qui contribue à hauteur de près de 40% du chiffre d’affaires global, a été soutenue par les besoins d'électrification en Chine et en Inde.
Fort de ces résultats, Schneider a confirmé son objectif de croissance organique de 6% à 9% du chiffre d’affaires et de marge Ebita de 15% à 15,5% pour l’exercice. Il prévient que «les perturbations de la chaîne logistique liées au tremblement de terre au Japon pourraient affecter l’approvisionnement de certains composants, sans prévoir d’impact majeur à court terme». La hausse du coût des matières premières va en outre peser 350 millions d’euros cette année, et devrait être compensée par des efforts de prix.
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