Schneider maintient difficilement son objectif de marge opérationnelle 2009
Sans lancer un véritable avertissement sur la croissance de ses ventes en 2009, Schneider Electric estime qu’une baisse de 15 % de sa croissance organique est aujourd’hui de « plus en plus probable ». En janvier, le groupe anticipait seulement une baisse de 5 à 15 %. Au premier trimestre, le recul est déjà de 15,9 %, reflétant « la dégradation de la conjoncture économique mondiale et une base de comparaison élevée, explique Jean-Pascal Tricoire, président du directoire de Schneider. Pour ces mêmes raisons, nous prévoyons un second trimestre encore difficile ».
Schneider va ainsi procéder jusqu’à 400 millions d’euros de réductions supplémentaires sur les fonctions supports au cours des trois prochaines années, et vise désormais 1,6 milliard d’économies globales d’ici 2011, contre 1,2 à 1,4 milliard annoncé initialement. Toutefois, grâce à ces mesures, Schneider confirme son objectif d’une marge Ebita de 12 % (au lieu de 12 % « minimum ») avant coût de restructuration.
Sur le trimestre, tous les métiers sont en décroissance, avec notamment une croissance organique de -25,7 % pour le pôle Automatismes et Contrôle, et de -9,8 % pour la distribution électrique.
Après un rebond de plus de 30 % sur les trois derniers mois, le titre « se paie désormais sur la base de multiples supérieurs à ceux de moyenne de cycle (valeur d’entreprise sur résultat d’exploitation de 11), ce qui implique que de nouvelles révisions en baisse de bénéfice net par action sont implicitement exclues par les investisseurs, note Oddo. Au regard du début d’année et de la très faible visibilité sur les prochains mois, nous jugeons cette hypothèse optimiste».
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