Schneider Electric maintient ses prévisions annuelles après un semestre marqué par les droits de douane
L'équipementier électrique Schneider Electric a confirmé jeudi ses perspectives pour 2025, après une hausse de ses résultats au premier semestre grâce notamment aux besoins en électrification liés au développement de l’intelligence artificielle (IA).
Le groupe continue «d'évoluer dans des marchés finaux structurellement porteurs malgré un environnement marqué par une incertitude accrue», a commenté le directeur général de Schneider Electric, Olivier Blum, cité dans un communiqué.
Pour l’année en cours, Schneider Electric table toujours sur une progression organique de 10% à 15% de son résultat opérationnel (Ebita) ajusté, basée sur une croissance organique de son chiffre d’affaires de 7% à 10%.
Le groupe continue en outre de s’attendre à une hausse organique de sa marge d’Ebita ajusté allant de 50 à 80 points de base (0,50 à 0,80 point de pourcentage). La marge d’Ebita ajusté devrait ainsi se situer entre 18,7% à 19% cette année.
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Marge opérationnelle en repli
Le groupe a confirmé ses prévisions après avoir dégagé, au premier semestre, un Ebita ajusté de 3,51 milliards d’euros, en hausse sur un an de 3,8% sur une base publiée et de 6,9% en données organiques.
La marge d’Ebita ajusté s’est établie à 18,2%, contre 18,6% un an plus tôt, en léger recul du fait de «l’inflation du coût des matières premières et des droits de douane» dont les effets négatifs sont intervenus «avant que les actions sur les prix mises en place au cours du premier semestre ne les compensent», a expliqué Schneider Electric.
Le chiffre d’affaires semestriel de Schneider a atteint 19,34 milliards d’euros, soit une croissance sur un an de 6,4% en données publiées et de 7,9% en données organiques.
Pour la période de janvier à juin, le résultat net part du groupe a progressé à 1,91 milliard d’euros, contre 1,88 milliard au premier semestre 2024. Le résultat net ajusté a légèrement reculé à 2,23 milliards d’euros, contre 2,24 milliards un an plus tôt, «sous l’effet des effets défavorables liés aux devises» et s’affiche en hausse de 6% à taux de change constants, a précisé le groupe.
Selon un consensus communiqué par Schneider Electric, les analystes tablaient en moyenne pour le premier semestre sur un résultat net ajusté de 2,33 milliards d’euros, un Ebita ajusté de 3,52 milliards d’euros, une marge d’Ebita ajusté de 18,2% et un chiffre d’affaires de 19,31 milliards d’euros, en croissance organique de 7,5%.
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