Sanofi s’estime bien positionné pour rebondir après 2012
L’année 2012 sera la pire de la «falaise des brevets» vient de rappeler Sanofi. La perte d’exclusivité de Plavix et Avapro aux Etats-Unis aura un impact de 1,4 milliard d’euros sur le résultat net des activités. Aussi, le laboratoire confirme une baisse de 12 à 15% (à changes constants) de son bénéfice net par action (BNPA) en 2012, avant un retour à la croissance en 2013. Toutefois, «on est très bien positionné pour l’avenir», se félicite Chris Viehbacher, directeur général de Sanofi, mettant en avant sa forte présence dans les émergents (30,3% de ses ventes l’an dernier et près de 40% attendu en 2015).
«La croissance 2012-2015 apparaît comme sécurisée, ne dépendant plus de produits à risque brevetaire ou d’espoirs venant du pipeline», note Oddo. Cinq molécules devraient être commercialisées cette année. Chris Viehbacher s’est dit «à l’aise» avec le consensus sur Lemtrada (sclérose en plaques), dont le lancement est prévu pour 2013, tablant sur 700 millions à 1 milliard de dollars de vente. Ces nouveaux médicaments «devraient constituer 5 à 7% du chiffre d’affaires 2015», selon Sanofi, soit environ 2,3 milliards d’euros.
En 2011, Sanofi a affiché une baisse de 3,8% (à changes constants) de son BNPA à 6,65 euros pour 33,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires. «Cette publication confirme la très bonne exécution de la stratégie du management», souligne Aurel. D’autant que le laboratoire lance un nouveau programme d’économies de deux milliards d’ici 2015. Alors que la moitié du chiffre d’affaires correspond à des médicaments remboursés par l’Etat, «nous cherchons à réduire cette part, explique Jérôme Contamine, directeur financier de Sanofi. Les politiques de réduction des prix, et de déremboursement dans certains cas, des pays européens ont pesé pour 300 millions d’euros environ» en 2011.
«Nous regardons toujours des acquisitions notamment dans les émergents – mais les conditions d’acquisition ont tendance à augmenter du fait de l’intérêt de nos concurrents – , en santé grand public et en santé animale, avec une enveloppe de l’ordre de 1 à 2 milliards d’euros pour l’année», poursuit Jérôme Contamine. Le groupe affiche un coût moyen de la dette de 2,6% fin 2011, pour une dette nette de 10,9 milliards d’euros. «Nous n’émettrons qu’en fonction de nos besoins», ajoute Jérôme Contamine, rappelant que le groupe est financé uniquement sur le marché, deux tiers en dollars, un tiers en euros.
Plus d'articles du même thème
-
La Bourse sanctionne le gouffre financier de l'IA
Les déceptions du troisième trimestre parmi les hyperscalers et l’avertissement d’Intel ont ponctué un nouveau mois difficile pour le secteur tech. Une rotation est à l’œuvre tandis que les investisseurs cherchent refuge auprès des emprunts d’Etat. -
Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
Le S&P 500 pourrait encore gagner 9% sur un an, comme la Bourse japonaise et l’indice paneuropéen. En revanche, le CAC 40, seul de ces indices en recul depuis le début de l’année, ne dispose que d’un potentiel de 6%. -
Les panels parient sur au moins deux hausses des taux Fed
Les panélistes interrogés par L’Agefi n’ont pas modifié leurs attentes de taux pour les quatre grandes géographies par rapport à fin septembre. Ils renforcent légèrement le dollar.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
Winter is comingCroissance, dette : la France perd pied
« La France est à l'arrêt », constate le ministre des Finances, Roland Lescure. Les marges de manœuvre se réduisent : il faut contenir le déficit public alors que l'activité cale et les taux s'envolent -
EditoCrise énergétique et Budget : la France à l’heure d’hiver
Après les carburants, le gaz. Une autre crise énergétique est partie pour prendre de l’ampleur. Et démontre la nécessité d’affronter la réalité budgétaire d’un pays aux abois -
Derrière les effusions, ce que contient l’accord UE-Canada (et ce qu’il ne contient pas)
Les dirigeants canadiens et européens ont dévoilé vendredi l’ébauche de leur « alliance pour le futur » à l’issue d’un sommet de deux jours à Montréal. Il reste cependant de nombreux points à négocier et de potentiels litiges à lever au cours des prochains mois