Sanofi reprend des couleurs après un été compliqué
Le laboratoire a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes et relevé ses objectifs annuels.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Pierre-Jean Lepagnot, Agefi-Dow Jones
Le groupe pharmaceutique commence à regagner la confiance des investisseurs. Lourdement pénalisé l'été dernier en raison d’inquiétudes concernant son médicament Zantac, Sanofi avait plongé de près de 20% en Bourse en moins de deux mois. Depuis fin septembre, l’action a rebondi de 12%, grâce notamment à la publication de comptes rassurants. Vendredi dernier, le laboratoire a relevé ses perspectives annuelles, dans le sillage de résultats trimestriels supérieurs aux attentes, portés par les activités de médecine de spécialités et de vaccins. Le bénéfice net par action (BNPA) des activités devrait s’inscrire en croissance «d’environ 16%» cette année, a indiqué le groupe, qui tablait jusque-là sur une croissance «d’environ 15%». Sur la période de trois mois close fin septembre, le bénéfice net des activités - qui correspond au résultat net hors impact des cessions et acquisitions - a atteint 3,61 milliards d’euros, en hausse de 31,8%. Le BNPA des activités a atteint 2,88 euros, en hausse de 32,1%. Le résultat net part du groupe a pour sa part reculé de 10,1%, à 2,08 milliards d’euros.
+44,5% pour le Dupixent
De son côté, le chiffre d’affaires net a augmenté de 9% à taux de change constants (+19,7% en données publiés), à 12,48 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires de la division médecine de spécialités a progressé de 19,9% à taux de change constants, à 4,4 milliards d’euros, porté par le médicament Dupixent, dont les ventes ont bondi de 44,5%, à 2,31 milliards d’euros, et par des lancements dans les maladies rares. Les ventes de vaccins ont crû de 23,5% à changes constants, à 3,32 milliards d’euros. Cette division a profité de la forte hausse des ventes de vaccins contre la grippe, de la reprise des vaccins pour voyageurs ainsi que des franchises méningite et PPH (polio, coqueluche et HIB). Selon le consensus Vara communiqué par Sanofi, les analystes anticipaient en moyenne un BNPA des activités de 2,64 euros, un bénéfice net des activités de 3,31 milliards d’euros et sur un chiffre d’affaires net de 11,84 milliards d’euros.
«Nos solides résultats du troisième trimestre démontrent que Sanofi est sur la bonne voie, avec une performance remarquable de la médecine de spécialités et des vaccins, chacun en hausse de 20%(...). Notre engagement pour l’innovation porte ses fruits», a commenté Paul Hudson, le directeur général de Sanofi, cité dans un communiqué de presse.
Tandis que la trésorerie de Bayer subit en 2026 la ponction du règlement des litiges, le groupe allemand octroie à Apollo en échange d'un apport de 3 milliards d'euros une part minoritaire au capital d'une entité pharmaceutique générant un rendement régulier.
Dans le sillage de premières données d'efficacité impressionnantes pour son traitement d'un dysfonctionnement de la vessie d’origine neuronale via une thérapie génique, la biotech tricolore attire les fonds GordonMD Global Investments et M Ventures pour un nouveau tour de financement.
Aux Etats-Unis, Medicare remboursera ce test au prix unitaire de 252 dollars dès le 10 août prochain. La biopharmaceutique donnera plus de détails à la rentrée sur cette deuxième source de revenus récurrents.
La société créée par Cathie Wood a enregistré quatre ETF actifs et un Eltif dans l'Hexagone en début d'année. Pour couvrir la clientèle, la société s'appuiera sur Olivier Guichard, au sein de l'apporteur d'affaires spécialisé espagnol Capital Strategies Partners.
La candidate d'extrême droite domine aujourd'hui largement les sondages pour l'élection présidentielle de 2027 mais les marchés, en pleine effervescence mondiale, pourrait entraver son ascension
28 navires de la flotte fantôme russe ont été attaqués dans la mer d’Azov, a révélé, samedi 11 juillet, Robert Brovdi, le chef des forces de système sans pilote de l’armée ukrainienne. De son côté, la Russie continue sa campagne aérienne de frappes par drones et missiles, tout en luttant sur la ligne de front