Sanofi bondit après un arbitrage favorable lié au Zantac
Le laboratoire pharmaceutique Sanofi a annoncé mardi avoir remporté un arbitrage initié par le laboratoire biopharmaceutique allemand Boehringer Ingelheim (BI) et lié aux litiges relatifs au Zantac, un traitement des brûlures d’estomac retiré du marché américain en 2020.
En réaction à cette annonce, l’action Sanofi s’est adjugée 3,7% mardi en clôture. De quoi signer la meilleure performance de l’indice CAC 40.
Un tribunal arbitral de la Chambre de Commerce Internationale a «rejeté la demande d’indemnisation introduite par BI contre Sanofi et confirmé que Sanofi ne sera pas responsable des dommages pouvant éventuellement découler du litige relatif au Zantac en cours aux Etats-Unis», a indiqué le groupe français dans un communiqué. Cette décision est finale et n’est pas susceptible d’appel, a-t-il précisé.
«L’arbitrage découle des obligations contractuelles d’indemnisation convenues entre Sanofi et BI dans le cadre de l'échange, en janvier 2017, de l’activité de santé animale de Sanofi contre l’activité santé grand public de BI», a précisé Sanofi.
Plusieurs grands laboratoires, dont Sanofi, Boehringer Ingelheim, GSK et Pfizer, ont commercialisé à tour de rôle le Zantac, d’abord sur ordonnance puis en vente libre, avant son retrait du marché en 2020 par les autorités sanitaires américaines. Des milliers de plaintes ont alors été déposées contre ce traitement, accusé d'être cancérigène. En décembre 2022, un tribunal fédéral américain a toutefois jugé que les données scientifiques disponibles ne permettaient pas de conclure à l’existence d’un lien entre le Zantac et les préjudices présumés causés aux plaignants. De nombreux plaignants ont alors retiré leur plainte.
Pas de preuve
«Sanofi reste pleinement confiante dans la solidité de ses arguments de défense dans le cadre du litige relatif au Zantac aux Etats-Unis. Aucune preuve scientifique fiable ne permet d'établir l’existence d’un lien entre le Zantac et les préjudices allégués dans les contentieux engagés contre GSK, Pfizer, BI, Sanofi et d’autres entreprises aux Etats-Unis», a ajouté le laboratoire français.
L’autorité sanitaire américaine, la Food & Drug Administration (FDA) et l’Agence européenne des médicaments ont évalué les données disponibles, sans trouver de preuve que la ranitidine, le principe actif du Zantac, soit cancérigène, a rappelé Sanofi.
A lire aussi : Le gendarme américain de la concurrence freine la consolidation du secteur pharmaceutique
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