Sanofi et Genzyme mettent sur la table le mécanisme du certificat de valeur conditionnelle
Au lendemain de la publication d’un article du Wall Street Journal (WSJ) faisant état d’une nouvelle piste de réflexion entre Sanofi-Aventis et Genzyme, le laboratoire français a fait un point dimanche soir sur le déroulement des discussions. Dans un communiqué, Sanofi explique que les conseils financiers (Evercore Partners et JPMorgan en ce qui le concerne) «ont engagé des discussions relatives à la possibilité d’un certificat de valeur conditionnelle (CVC) concernant Lemtrada qui prévoirait des paiements en fonction d'événements liés à l’approbation du produit et à la réalisation de certains seuils de chiffre d’affaires».
Le Campath est jusqu'à présent proposé comme traitement contre la leucémie et connu sous le nom générique d’Alemtuzumab. D’après Genzyme, ce dernier devrait être commercialisé sous la marque Lemtrada pour la sclérose en plaques. Depuis plusieurs semaines, Sanofi juge les prévisions de Genzyme pour cette nouvelle application du traitement beaucoup trop optimistes. Alors que la société américaine anticipe un chiffre d’affaires annuel de 3,5 milliards de dollars à compter de 2017 pour le traitement de la sclérose en plaques, la française en attend cinq fois moins. Selon le WSJ, les négociations actuellement en cours autour de cette notion de CVR valoriseraient la cible environ 80 dollars par action, soit un total de 20,7 milliards de dollars. Un niveau théorique largement supérieur aux 69 dollars par action, ou 18,5 milliards de dollars, proposés dans le cadre de l’offre lancée en octobre, prolongée en décembre et expirant le 21 janvier.
Même si le dossier avance et que les discussions «incluent maintenant des représentants des deux sociétés», Sanofi souligne que «des divergences significatives demeurent quant aux termes et conditions du CVC et à la valeur de notre offre». Dès lors, ajoute le groupe français, «il n’y a aucune garantie que les parties parviendront à un accord». Chris Viehbacher, le PDG de Sanofi, et Henri Termeer, son homologue de Genzyme, doivent s’exprimer demain lors de la conférence annuelle sur la santé organisée par JPMorgan à San Francisco. Une occasion de faire un pas supplémentaire vers un dénouement satisfaisant pour les deux parties.
Plus d'articles du même thème
-
Les gestions reviennent avec confiance vers les actions
Les actions pèsent de nouveau la moitié du portefeuille du Panel Allocation. Ce regain s'opère au détriment de l’obligataire et du cash. -
Les gérants crédit continuent de miser sur le portage
Le Panel Crédit de L’Agefi reste prudent, compte tenu du niveau serré des spreads mais continue de jouer la classe d’actifs pour son rendement, soutenu par la hausse des taux. -
La Banque du Japon cherche le bon dosage de ses outils de politique monétaire
Pressée de remonter son taux directeur à cause du retour de l’inflation, la banque centrale japonaise pourrait modérer le rythme de ses rachats d’obligations pour en atténuer les effets.
ETF à la Une
La Bourse de Corée lance des ETF à levier sur Samsung et SK Hynix
- LCL détaille les promesses de son plan stratégique sans parvenir à emballer
- BP renvoie son président pour des «manquements inacceptables»
- Avec Redion, Generali crée un géant de l’assistance et des avantages aux salariés
- BNP Paribas et Mistral repartent pour un tour et vantent leur proximité
- Le corpus réglementaire de lutte contre le blanchiment change le paradigme des institutions financières
Contenu de nos partenaires
-
Présidentielle 2027 : pour son premier meeting, Gabriel Attal promet « la force d’agir »
Devant près de 5 000 personnes, samedi 30 mai au Parc des Expositions, à Paris, l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron a évoqué la géopolitique, l’éducation ou encore l’IA. S’il souhaite percer dans cette campagne, il refuse d’appeler « adversaires » ses rivaux du socle commun, dont Edouard Philippe et Bruno Retailleau -
Edgar Morin, sociologue et philosophe de renom, est mort à l’âge de 104 ans
Figure médiatique, le philosophe Edgar Morin appartenait à une gauche moderne. Mort à 104 ans, vendredi 29 mai, il était considéré comme le dernier grand intellectuel français -
Frédéric Rose, ex-préfet des Yvelines, sera le nouveau directeur de cabinet d’Emmanuel Macron
Agé de 52 ans, Frédéric Rose va ainsi succéder à Georges-François Leclerc, en poste depuis octobre 2025 et qui a été nommé mercredi préfet d’Ile-de-France