Sanofi et Genzyme mettent sur la table le mécanisme du certificat de valeur conditionnelle

Le groupe français confirme que les conseils financiers travaillent sur ce schéma mais souligne des divergences significatives
Antoine Duroyon

Au lendemain de la publication d’un article du Wall Street Journal (WSJ) faisant état d’une nouvelle piste de réflexion entre Sanofi-Aventis et Genzyme, le laboratoire français a fait un point dimanche soir sur le déroulement des discussions. Dans un communiqué, Sanofi explique que les conseils financiers (Evercore Partners et JPMorgan en ce qui le concerne) «ont engagé des discussions relatives à la possibilité d’un certificat de valeur conditionnelle (CVC) concernant Lemtrada qui prévoirait des paiements en fonction d'événements liés à l’approbation du produit et à la réalisation de certains seuils de chiffre d’affaires».

Le Campath est jusqu'à présent proposé comme traitement contre la leucémie et connu sous le nom générique d’Alemtuzumab. D’après Genzyme, ce dernier devrait être commercialisé sous la marque Lemtrada pour la sclérose en plaques. Depuis plusieurs semaines, Sanofi juge les prévisions de Genzyme pour cette nouvelle application du traitement beaucoup trop optimistes. Alors que la société américaine anticipe un chiffre d’affaires annuel de 3,5 milliards de dollars à compter de 2017 pour le traitement de la sclérose en plaques, la française en attend cinq fois moins. Selon le WSJ, les négociations actuellement en cours autour de cette notion de CVR valoriseraient la cible environ 80 dollars par action, soit un total de 20,7 milliards de dollars. Un niveau théorique largement supérieur aux 69 dollars par action, ou 18,5 milliards de dollars, proposés dans le cadre de l’offre lancée en octobre, prolongée en décembre et expirant le 21 janvier.

Même si le dossier avance et que les discussions «incluent maintenant des représentants des deux sociétés», Sanofi souligne que «des divergences significatives demeurent quant aux termes et conditions du CVC et à la valeur de notre offre». Dès lors, ajoute le groupe français, «il n’y a aucune garantie que les parties parviendront à un accord». Chris Viehbacher, le PDG de Sanofi, et Henri Termeer, son homologue de Genzyme, doivent s’exprimer demain lors de la conférence annuelle sur la santé organisée par JPMorgan à San Francisco. Une occasion de faire un pas supplémentaire vers un dénouement satisfaisant pour les deux parties.

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