Sanofi débarque son directeur général Paul Hudson
Le conseil d’administration du laboratoire pharmaceutique Sanofi a annoncé jeudi la nomination de Belén Garijo au poste de directrice générale à partir du 29 avril en remplacement de Paul Hudson, dont le mandat d’administrateur n’a pas été renouvelé.
En réaction, le titre du groupe français chutait de près de 5% jeudi matin à la Bourse de Paris.
Paul Hudson quittera ses fonctions de directeur général le 17 février 2026 au soir. «Le conseil le remercie pour sa contribution significative à la transformation et au développement du groupe au cours des six dernières années», a indiqué Sanofi dans un communiqué.
Belén Garijo, directrice générale du laboratoire allemand Merck KGaA depuis 2011, prendra ses fonctions à l’issue de l’assemblée générale du groupe qui se tiendra le 29 avril 2026.
A lire aussi : Sanofi va racheter pour un milliard d'euros d'actions après des résultats solides
Une ancienne de Sanofi
Dans l’intervalle, Olivier Charmeil, vice-président exécutif médecine générale et membre du comité exécutif depuis 2011, assurera les fonctions de directeur général par intérim.
«Belén Garijo apportera une rigueur accrue à la mise en œuvre de la stratégie de Sanofi et accélérera la préparation de l’avenir du groupe. Sa priorité sera de renforcer la productivité, la gouvernance et la capacité d’innovation de la reecherche & développement», a précisé le laboratoire.
Avant de diriger Merck KGaA, Belén Garijo a notamment exercé 15 ans chez Sanofi. Elle y a occupé les fonctions de vice-présidente des opérations pharmaceutiques pour l’Europe et le Canada et a été membre du comité exécutif. Elle a exercé dans de nombreux pays européens ainsi qu’aux Etats-Unis, où elle a notamment piloté l’intégration de Genzyme lors de son acquisition.
«Belén Garijo possède l’expérience et le profil pour accélérer le rythme, renforcer la qualité d’exécution de la stratégie et conduire ainsi le prochain cycle de croissance de l’entreprise, essentiel pour préparer l’avenir du groupe», a commenté le président de Sanofi, Frédéric Oudéa, cité dans un communiqué.
A lire aussi : Sanofi prend 14% du capital de Sensorion
Plus d'articles du même thème
-
Les données personnelles des actionnaires ne doivent pas être rendues publiques
Saisie par la Lettonie, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) vient de préciser les limites de la transparence que peut exiger un Etat de l’Union. -
Les gérants redoutent un changement d'allocation du fonds de pension japonais
Le GPIF, fonds de pension public des Japonais, se décidera-t-il à changer l'allocation de son portefeuille de 2.000 milliards de dollars ? Le gouvernement nippon, dont l’ingérence dans la stratégie d’investissement de l’institution indépendante pose question, le souhaite. Une telle modification pourrait bien rebattre les cartes pour les gestionnaires de fonds internationaux. -
Royal London AM perd son directeur général
Hans Georgeson a quitté ses fonctions de directeur général chez le gestionnaire d’actifs britannique. Il sera remplacé par Daniel Cazeaux par intérim.
ETF à la Une
Les ETF mondiaux continuent de faire le plein, l’or et le bitcoin accélèrent en août
- Generali France rejoint le club des assurbanques
- Qonto fait le ménage dans ses comptes clients en pleine demande de licence bancaire
- Swift accorde un répit aux banques sur les adresses structurées
- Le pétrole bondit de plus de 3% après l’attaque américaine contre l’île de Larak
- John Ternus relève le défi de s’imposer à la tête d’Apple
Contenu de nos partenaires
-
Populisme en actionGiorgia Meloni : les dessous d'une stabilité record
Depuis 1 413 jours au pouvoir, la présidente du Conseil italien a dépassé le record de Silvio Berlusconi. Mais pour quel résultat ? Premier bilan d'un populisme scruté en Europe -
Tic tac« On peut toujours laisser passer un budget ... » : pourquoi le RN hésite à censurer
A huit mois de la présidentielle, le RN hésite à faire tomber Sébastien Lecornu sur son budget, craignant qu’une loi spéciale complique fortement ses premiers mois s’il arrivait au pouvoir. Mais la censure garantirait son image d’opposant -
Comment Giorgia Meloni s’est normalisée en Europe
La cheffe du gouvernement italien, jadis eurosceptique et toujours nationaliste, s’est fait une place parmi ses homologues de l'UE. Et ses troupes ont réussi à franchir le cordon sanitaire au Parlement européen. C’est aussi le signe que les institutions penchent plus à droite qu’autrefois.