Saint-Gobain renforce son pôle distribution bâtiment grâce à Wolseley
Saint-Gobain, qui publie jeudi prochain ses résultats trimestriels, vient d’annoncer l’acquisition en deux étapes de certains actifs de Wolseley pour un montant total de 351 millions d’euros. Il va tout d’abord racheter au groupe britannique pour 165 millions d’euros sa division Build Center, numéro 4 de la distribution de matériaux de construction en Grande-Bretagne, qui emploie 1.500 personnes. La transaction, comprenant «la reprise de 148 agences et d’un patrimoine immobilier de 86 sites», permettra de renforcer outre-Manche la position concurrentielle de l’enseigne Jewson appartenant à Saint-Gobain.
Ce dernier est également entré en négociations exclusives avec son concurrent afin d’acquérir pour 186 millions d’euros sa filiale Brossette. Connu des professionnels, ce distributeur de produits de sanitaires, de chauffage et de plomberie, qui emploi 2.650 salariés, possède 361 points de vente dans l’Hexagone. Il offre «une grande complémentarité géographique» avec l’enseigne Cedeo du groupe français.
Représentant «un apport de plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires», les deux acquisitions, payées en numéraire 1,1 fois la valeur des actifs nets, permettront d’extérioriser «des synergies significatives en matière d’achats et de logistique», juge Pierre-André de Chalendar, PDG de Saint-Gobain. Soumises à l’aval des autorités de la concurrence, elles devraient être finalisées «entre la fin 2011 et le printemps 2012», précise une porte-parole interrogée par L’Agefi.
Ces opérations sont conformes à la politique d’acquisitions ciblées du groupe français qui a fixé parmi ses priorités, outre le développement de sa présence dans le solaire et les pays émergents, le renforcement de son pôle de distribution bâtiment. Il dispose pour cela d’une structure de bilan fortement améliorée depuis 2 ans, avec une dette nette à fin 2010 correspondant à 1,5 fois son excédent brut d’exploitation (EBE) et 39% des fonds propres.
De son côté, Wolseley boucle ainsi «les dernières cessions significatives» mises en œuvre afin d’accélérer son désendettement. Au 30 avril dernier, sa dette nette de 824 millions de livres (940 millions d’euros) avait diminué de 12% d’un trimestre sur l’autre. Son objectif est de retrouver une note de crédit en catégorie «investissement», en parvenant à «un ratio de dette nette sur EBE compris entre 1 et 2 fois».
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