Safran garde le cap pour 2026 après un bon trimestre
Le motoriste et équipementier aéronautique Safran a maintenu vendredi ses perspectives pour 2026, après avoir fait état d’une croissance à deux chiffres de ses revenus au troisième trimestre, marqué par la vigueur de ses activités d’après-vente pour moteurs civils.
En données ajustées, que Safran privilégie pour la présentation de ses performances, son chiffre d’affaires s’est établi à 9 milliards d’euros au cours du trimestre écoulé, en hausse de 14,7% par rapport au troisième trimestre 2025. En données organiques, soit à périmètre et changes constants, il a crû de 13,4% sur cette même période.
La performance trimestrielle de Safran est conforme aux attentes. Selon un consensus compilé par la société, les analystes tablaient sur un chiffre d’affaires de 8,99 milliards d’euros au troisième trimestre.
Indicateur suivi par les analystes et exprimé en dollars, le chiffre d’affaires des activités de services pour moteurs civils a augmenté de 19% au troisième trimestre sur un an, «principalement porté par la croissance des contrats à l’heure de vol du [moteur] Leap», a indiqué la société dans un communiqué.
Développé au sein de CFM International - une coentreprise entre Safran et l’américain GE Aerospace -, ce moteur équipe les A320neo d’Airbus et les 737 MAX de Boeing. Sur la période de juillet à septembre, les livraisons de moteurs Leap ont atteint 535 unités, en hausse de 5% sur un an.
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Renforcer les capacités dans la défense
Au final, Safran a confirmé ses perspectives pour 2026. En données ajustées, le groupe vise toujours cette année une hausse de son chiffre d’affaires d’environ 15%, un résultat opérationnel courant de 6,4 milliards à 6,5 milliards d’euros et un cash-flow libre de 4,7 milliards à 4,9 milliards d’euros.
Plus largement, le groupe entend accélérer la production pour ses activités civiles et militaires dans les années qui viennent. «Dans le secteur de la défense, nos activités bénéficient d’un marché porteur, et nous renforçons nos capacités de production pour préparer la croissance à venir», a souligné Olivier Andriès, le directeur général de Safran, cité dans un communiqué.
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