Safran affine ses couvertures de change
Outre un chiffre d’affaires légèrement meilleur que prévu, des objectifs annuels confirmés et un regard maintenu sur Zodiac (voir encadré), la publication trimestrielle de Safran a aussi permis de prendre une nouvelle fois la mesure de l’impact des changes sur le groupe.
Au troisième trimestre, ils ont contribué à hauteur de 112 millions d’euros aux ventes de Safran. Avec notamment un euro/dollar à 1,29 en moyenne sur la période, contre 1,43 un an plus tôt, les écarts de conversion ont ainsi apporté 4,7 points à une croissance brute de 8,8%, la croissance organique n’ayant pas dépassé 0,5%.
Pour limiter la volatilité de ces effets sur ses comptes, Safran a par le passé insisté sur la «dollarisation» croissante de ses coûts. Mais il mène aussi un programme actif de couverture des changes, qui a été «légèrement accru» sur le trimestre, comme le souligne Oddo.
2010 et 2011 sont déjà couverts à concurrence des objectifs, soit respectivement 4,4 et 4,6 milliards d’euros (des expositions revues à la baisse de 200 millions par rapport à l’été pour tenir compte de l’amélioration de la base de coûts en dollars). Les parités de couverture sont de 1,44 pour 2010 et 1,39 pour 2011. Sur 2012, les ajustements ont en revanche été opérés à la hausse. De 2,9 milliards de dollars au 26 juillet, la couverture est passée à 3,1 milliards au 15 octobre, à un taux de 1,34 dollar pour 1 euro. Safran ajoute que «cette position devrait monter à 4,5 milliards de dollars si la parité reste au-dessous de 1,65 pour le reste de 2010 et la majeure partie de 2011». Pour 2013, dont l’objectif maximal est comme sur 2012 de 5 milliards de dollars, la couverture reste à son niveau de juillet, soit 3,6 milliard avec une parité de 1,30.
Plus d'articles du même thème
-
Wall Street est porté par la tech et des résultats survitaminés
Les marchés actions ont effacé la correction de mars pour repartir à l’assaut des sommets, notamment Wall Street, portés par une vague de bénéfices exceptionnels et une forte révision à la hausse des perspectives, grâce à l’IA. Mais cette euphorie ne doit pas occulter les nombreux risques encore à l’œuvre. -
Les gestions reviennent avec confiance vers les actions
Les actions pèsent de nouveau la moitié du portefeuille du Panel Allocation. Ce regain s'opère au détriment de l’obligataire et du cash. -
Les gérants crédit continuent de miser sur le portage
Le Panel Crédit de L’Agefi reste prudent, compte tenu du niveau serré des spreads mais continue de jouer la classe d’actifs pour son rendement, soutenu par la hausse des taux.
ETF à la Une
La Bourse de Corée lance des ETF à levier sur Samsung et SK Hynix
- LCL détaille les promesses de son plan stratégique sans parvenir à emballer
- BP renvoie son président pour des «manquements inacceptables»
- Avec Redion, Generali crée un géant de l’assistance et des avantages aux salariés
- BNP Paribas et Mistral repartent pour un tour et vantent leur proximité
- Le corpus réglementaire de lutte contre le blanchiment change le paradigme des institutions financières
Contenu de nos partenaires
-
Les nouveautés sport et bien-être à Paris, testées pour vous
La rédaction d'02 a testé pour vous six adresses qui font rythmer sport et style. -
CoulissesUn « maccarthysme » : les dessous de l'éviction d'Alexandra Palt de WWF France
L’ex-présidente de l'ONG environnementale raconte les dessous de son éviction après une manifestation antiraciste. Des échanges évoquant des « donateurs juifs » créent le malaise en interne -
StratégiquePourquoi Xi Jinping a aussi besoin de la Corée du Nord
La probable visite du président chinois à Pyongyang, son premier déplacement à l'étranger en 2026, vise à ramener le voisin nord-coréen dans son orbite