Safran a renégocié 950 millions d’euros de dette via un « club deal »

La nouvelle ligne bancaire à échéance octobre 2016 sera assortie d’un covenant, contrairement à la facilité de 800 millions qu’elle remplace
Yves-Marc Le Reour

Après avoir confirmé en fin de semaine dernière ses objectifs annuels, Safran a annoncé hier avoir signé avec plusieurs grandes banques internationales une ligne de crédit renouvelable de 950 millions d’euros à échéance octobre 2016, ce qui lui permettra de conforter son niveau de liquidité en allongeant la maturité de sa dette bancaire.

Cette ligne de crédit syndiqué remplace une facilité de 800 millions d’euros, signée en janvier 2007 et qui venait à maturité en janvier prochain. Ce club deal est structuré autour de Natixis, CIC (groupe Credit Mutuel), Société Générale CIB et Bank of Tokyo-Mitsubishi comme teneurs de livres et arrangeurs mandatés, ainsi que BNP Paribas, Crédit Agricole CIB et HSBC France en tant qu’arrangeurs mandatés.

L’équipementier spécialisé dans l’aéronautique, la défense et la sécurité n’a pas communiqué d’indications sur le niveau des marges bancaires s’appliquant à cette nouvelle ligne de crédit destinée aux «besoins généraux du groupe». Mais cette facilité devra respecter un ratio de dette nette sur excédent brut d’exploitation (Ebitda) inférieur à 2,5 fois, alors que «la ligne de crédit de 800 millions signée en janvier 2007 n’était assortie d’aucun covenant», a précisé à L’Agefi une porte-parole de Safran. Le ratio financier de la nouvelle ligne est identique à celui d’une autre ligne de crédit à 5 ans de 1,6 milliard, signée en août 2010.

A l’issue de cette opération de refinancement, les lignes de crédit confirmées et non utilisées du groupe, qui s’élevaient à 2,4 milliards à la fin du premier semestre, devraient donc passer à 2,55 milliards d’euros. Safran, qui ne fait l’objet d’aucune notation de la part des agences de crédit, disposait également à fin juin d’un montant de 1,8 milliard d’euros de trésorerie et de titres négociables. Sa structure de bilan est d’autant plus solide que sa dette nette de 355 millions représente moins de 5% des capitaux propres.

Sur une dette brute de 2,1 milliards d’euros, sa première échéance importante de remboursement concerne l’exercice 2014, date d’expiration d’une émission obligataire de 750 millions. Enfin, après opérations de couverture, le taux moyen de sa dette financière brute à plus d’un an (68,5% du total) s’élevait au 30 juin dernier à 2,73% contre 2,02% pour la part de sa dette à court terme. L’action Safran a clôturé hier en hausse de 1,2% à 22,5 euros.

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