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RWE accentue sa réorganisation pour s'adapter aux changements du marché électrique
RWE accentue sa réorganisation pour s’adapter aux changements du marché électrique
Le groupe allemand va supprimer 2.400 postes supplémentaires et regrouper sa production d’énergie conventionnelle dans une société unique de droit européen
Publié le
Yves-Marc Le Réour
En poste depuis le 1er juillet dernier, le président du directoire de RWE, Peter Terium, n’a pas hérité d’une situation confortable. Faisant état d’un environnement jugé «tout sauf favorable» lors de l’annonce mardi des résultats semestriels, il déplore «une intervention étatique en augmentation dans le secteur de l'énergie, des marges en recul pour les centrales électriques et une concurrence toujours plus forte dans la fourniture de gaz et d'électricité».
Afin de parvenir à son objectif d’une amélioration des bénéfices d’un milliard d’euros d’ici fin 2014, il a annoncé la suppression de 2.400 postes supplémentaires découlant de «la relocalisation ou l’externalisation de certaines fonctions». Ce sont donc au total 10.400 emplois qui seront concernés sur la période, dont un tiers par le biais de cessions d’actifs et le reste à travers des plans sociaux. Le groupe regroupera début 2013 dans une société de droit européen située en Rhénanie-Westphalie ses activités de production d’énergie conventionnelle, ce qui devrait lui permettre d’être plus réactif face aux «changements rapides du marché électrique» en Europe.
Alors que son concurrent E.ON a plus que triplé son bénéfice net récurrent à 3,3 milliards d’euros au premier semestre, celui de RWE s’est tout juste stabilisé à 1,67 milliard, légèrement en dessous du consensus. La dette nette s’est accrue de 13,4% en un an à 34 milliards, le cash flow libre ressortant négatif (-740 millions) entre janvier et juin. La renégociation des contrats de fourniture de gaz avec le norvégien Statoil a abouti à un niveau de prix «désormais en ligne avec les conditions prévalant sur les marchés», précise le groupe toujours en attente d’un accord avec Gazprom. Mais son chiffre d’affaires a reculé de 1,3% à 27,1 milliards, pénalisé par la baisse des volumes de gaz et d’électricité écoulés sur la période.
La stabilité semble de rigueur pour l’ensemble de l’exercice. L’excédent brut d’exploitation devrait en effet être cette année comparable aux 8,5 milliards de 2011 et le bénéfice net récurrent est attendu au même niveau que l’an dernier (2,5 milliards). «Le dividende restera certainement à 2 euros par action comme en 2011», estime Thomas Deser, gérant de portefeuille chez Union Investment, en ajoutant que les initiatives de RWE ressemblent fortement à celles déjà prises par E.ON.
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