Avec un coût moyen de la dette voisin de 5%, des analystes estiment qu’il peut offrir 10% de plus à sa cible sans mettre en péril l’intérêt du rachat
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Olivier Decarre
Un placement gagnant-gagnant? Les marges offertes par Roche pour son dernier placement sur le marché de crédit ont beau avoir été jugées généreuses , le groupe pharmaceutique y a aussi trouvé son intérêt. Tel est l’avis du bureau de recherche Helvea. Sur 42 milliards de dollars à financer pour reprendre Genentech, Roche a déjà levé 32,6 milliards de dollars via divers placements obligataires. Un montant visiblement un peu plus élevé que les plans initiaux du groupe qui va réduire d’autant son besoin de financements bancaires.
Ainsi, «nous estimons le coût moyen de la dette de financement à 5%, soit moins que les 5,8% que nous avions prévu», remarque Helvea. Certes Roche aura encore besoin d’un prêt relais (jusqu’à 10 milliards) qui pourrait porter ce taux à 5,6%-5,8%. Mais, tempère le bureau suisse, cela ne sera que transitoire, le temps que le groupe puisse mettre la main sur les 7 milliards de dollars de cash de Genentech. Sans compter que Roche pourrait encore émettre des obligations en francs suisses. Ce qui abaisserait un peu plus le coût moyen de la dette.
Les analystes jugent donc que le laboratoire a de la marge. La banque Vontobel a déjà considéré que le prix pourrait être relevé de 86,5 dollars l’action aujourd’hui à 95-100 dollars. Helvea est du même avis (voir tableau). Avec un taux de financement compris entre 5% et 6%,calcule-t-il, «un prix augmenté à 95 dollars conduirait encore à un effet relutif sur les bénéfices: de 2% en 2009, de 5% en 2010 et de 8% en 2011».
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