Rio Tinto relance le projet de fusion géante avec Glencore
Les deux entreprises ont confirmé être entrées en discussions en vue d’un possible rachat du second par le premier. L’opération créerait la plus grande entreprise minière de la planète.
Rio Tinto est valorisé plus de 140 milliards de dollars en Bourse
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photo Rio Tinto
Rio Tinto est en discussions préliminaires pour racheter Glencore, ont annoncé les deux entreprises, dans ce qui pourrait créer la plus grande société minière au monde avec une capitalisation boursière combinée de près de 207 milliards de dollars.
Les groupes du secteur font la course pour se renforcer dans les métaux, notamment le cuivre, appelés à bénéficier de la transition énergétique et de la demande liée à l’intelligence artificielle. Cela a déclenché une vague d’expansions de projets et de tentatives de rachat, y compris la fusion en cours entre Anglo American et Teck Resources pour créer un poids lourd du secteur axé sur le cuivre.
Rio Tinto et Glencore ont peu révélé sur ce à quoi pourrait ressembler un rapprochement, notamment sur les actifs qui pourraient être inclus, dans ce qui constitue le deuxième cycle de discussions en un peu plus d’un an entre les deux groupes, après que Glencore a approché Rio Tinto fin 2024 pour une transaction qui n’avait finalement pas abouti.
Les entreprises ont déclaré tard jeudi s’attendre à ce que l’opération implique un rachat par échange d’actions de «tout ou partie» de Glencore par Rio Tinto. Elles n’ont pas précisé s’il y aurait une prime de rachat ni qui dirigerait l’entité combinée si la plus importante transaction minière de l’histoire venait à se concrétiser.
«La structure d’une éventuelle fusion entre ces deux sociétés est floue et serait probablement complexe, mais nous pensons qu’il existe une voie vers une création de valeur significative pour les deux», ont écrit les analystes de Jefferies.
Les entreprises ont précisé qu’il n’y avait aucune certitude que les termes d’un accord ou d’une offre soient acceptés, après que le Financial Times a rapporté le premier la reprise des discussions. Selon les règles britanniques en matière d’OPA, Rio Tinto a jusqu’au 5 février pour formuler une offre formelle pour Glencore ou déclarer qu’elle n’y donnera pas suite.
L’action Glencore cotée aux États-Unis a progressé de 6% après la confirmation des discussions. En revanche, le titre Rio Tinto coté en Australie a clôturé en baisse de 6,3%, reflétant le scepticisme des investisseurs à l'égard d’un accord et les craintes que le groupe ne paie trop cher.
«Le marché boursier vous dit ce que vous devez savoir. Les investisseurs ne sont pas satisfaits de cela», a estimé Hugh Dive, directeur des investissements chez Atlas Funds Management, actionnaire de Rio Tinto. «J’aime l’idée de se tourner vers le cuivre, mais les antécédents sont terribles pour les grandes majors réalisant des acquisitions ou même des fusions. Nous avons vu beaucoup de ces grandes fusions se produire au sommet du marché, et elles finissent par être très dilutives avec le temps», a-t-il ajouté.
Rio Tinto, le plus grand producteur mondial de minerai de fer, affiche une capitalisation boursière d’environ 142 milliards de dollars. Glencore, l’un des plus grands producteurs mondiaux de métaux de base, est de son côté valorisé 65 milliards de dollars.
La banque italienne a réussi à convaincre de nombreux actionnaires d’apporter leurs titres à son offre ces derniers jours. Sa détention directe dépasse désormais le seuil des 30% et même 50% en tenant compte de l’ensemble des produits dérivés à sa disposition.
Après avoir pris plus de 4% du capital de Northern Star Resources, le fonds activiste américain laisse la porte ouverte à une mise en vente du groupe aurifère.
Le rachat de Mediobanca n’est même pas encore digéré que MPS fait déjà l’objet de multiples spéculations. Toutes voient la plus vieille banque italienne qui a frôlé la faillite au milieu des années 2010 jouer un nouveau rôle majeur dans la consolidation du secteur dans le pays.
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