Renault espère être en mesure de produire des voitures Nissan en France
Renault produira en France des véhicules pour Nissan, voire Daimler, en cas de succès des négociations avec les syndicats sur l’amélioration de la compétitivité du groupe. La signature d’un accord, attendue début février, «nous mettra en mesure de prendre des engagements sur l’affectation de volumes venant de nos partenaires», a précisé vendredi le groupe automobile français. Il nuançait ainsi les propos du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, selon lequel Carlos Ghosn, PDG de l’alliance Renault-Nissan, aurait accepté que des voitures Nissan soient construites sur des sites français de la marque au losange pour soutenir son plan de charge.
Ce changement organisationnel serait notable puisqu’à l’exception des utilitaires, les échanges de production entre Renault et Nissan se limitent actuellement aux marchés extra-européens. Le groupe nippon produit des voitures au Mexique sur un site de Renault, tandis que celui-ci assemble des véhicules chez Nissan en Inde et en Afrique du Sud. Cette évolution n’empêchera pas le constructeur d’accélérer son développement à l’international. Avec plus de la moitié de ses ventes réalisées hors d’Europe occidentale en 2012, il a d’ailleurs nettement dépassé l’objectif de 47% qu’il s’était assigné voici un an.
La progression de 9,1% des volumes écoulés hors de la région n’a cependant pas permis de compenser le plongeon de 18% des ventes de Renault sur le Vieux Continent, où il a privilégié «une stratégie de défense des marges». D’où le repli de 6,3% de ses ventes mondiales (voir tableau). En supposant «une baisse d’au moins 3%» de la demande automobile en Europe et une hausse du marché mondial limitée à 3% cette année, le constructeur compte renouer avec une hausse de ses volumes de ventes dans toutes les régions grâce à «une forte offensive produit».
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