Renault devient de plus en plus exposé au segment low-cost
Avec -7,8% pour la marque Renault et +20,5% pour Dacia, le bilan commercial 2009 illustre bien le changement qui s’opère depuis le milieu des années 2000 au sein du groupe Renault. Désormais, la marque Dacia pèse pour 13,5% des ventes totales contre 10,8% il y a un an. Sans compter que le programme low-cost de Renault (baptisé Entry) intègre aussi des ventes sous marque Renault dans certains pays.
Au total, les ventes Entry ont représenté 533.530 unités en 2009, soit une hausse de 4,5%, alors que le reste des ventes du groupe a baissé de 5,2%. Avec une part qui n’a cessé de progresser ces dernières années, le programme Entry a représenté en 2009 plus de 23% des ventes du groupe (voir illustration).
Cela tient naturellement à la percée du groupe dans les pays hors Europe (34% des ventes contre 27% en 2004). Toutefois, comme le prouve la hausse des ventes low-cost en 2009 malgré un repli des volumes du groupe hors Europe, la réussite du programme Entry se construit aussi dans les marchés matures : +45% pour Dacia en 2009 en Allemagne, son premier marché.
Si Renault ne donne pas de prévisions, le lancement prochain du Crossover de Dacia et le potentiel qu’accorde le groupe à cette marque laisse entrevoir un renforcement de la part du low-cost. Cela pèsera-t-il à terme sur les marges ? Il faudra attendre février pour avoir des chiffres sur 2009. Mais «les véhicules d’entrée de gamme n’ont pas forcément les plus faibles marges», a précisé hier Jérôme Stoll, le directeur commercial du groupe. Pour mémoire, en 2007, la marge de la gamme Logan en Europe avait été de plus de 6%, contre 3,3% pour l’ensemble du groupe. Reste à savoir si ce mouvement sera durable.
Plus d'articles du même thème
-
Novobanco galvanise les ambitions de BPCE
Avec un deuxième marché domestique, la banque française répond au manque de diversification qui lui a parfois été reproché. Elle ne cache pas sa volonté de développer rapidement la banque portugaise qui fait maintenant partie du groupe. -
Les gérants estiment que seuls les marchés européens conservent un potentiel d’appréciation
Le Panel Actions peine à suivre la nouvelle progression des Bourses américaine et japonaise en mai. Le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 pourraient gagner 2,6% à six mois et au moins 5% en un an. Wall Street ne gagnerait que 3% en un an. -
TotalEnergies pourrait doublement profiter de la guerre au Moyen-Orient
Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
ETF à la Une
La Bourse de Corée lance des ETF à levier sur Samsung et SK Hynix
- LCL détaille les promesses de son plan stratégique sans parvenir à emballer
- BP renvoie son président pour des «manquements inacceptables»
- Avec Redion, Generali crée un géant de l’assistance et des avantages aux salariés
- BNP Paribas et Mistral repartent pour un tour et vantent leur proximité
- Le corpus réglementaire de lutte contre le blanchiment change le paradigme des institutions financières
Contenu de nos partenaires
-
Stress test« Poutine joue la surenchère » : la Russie maintient sa stratégie de la tension aux frontières de l’Europe
En Roumanie, dans les pays baltes ou en Finlande, des incidents impliquant des drones se sont poursuivis ces dernières semaines -
Choix publicsPermanence, rémanence, émergence : la grille oubliée de l’action publique – et ses illusions
La puissance publique a échoué, non parce que le monde actuel serait ingouvernable, mais parce qu'elle continue à vouloir administrer plutôt qu'accompagner et s’obstine à croire qu'une société complexe peut être dirigée comme une organisation hiérarchique -
Anniversaire du PlanClément Beaune : « Je rêve d’une troisième voie entre un autoritarisme vertical et un libéralisme débridé »
A la tête de l'organisme parfois critiqué pour son manque d'utilité, Clément Beaune propose de revenir aux « lois de plan » pour fixer les grandes orientations du pays, au-delà des sujets de très court terme