Reckitt Benckiser cotera sur le LSE sa division pharmaceutique dans les douze mois
A l’occasion de ses résultats semestriels, Reckitt Benckiser (RB) a annoncé la scission de sa division pharmaceutique. Dès octobre, le groupe britannique avait annoncé une revue stratégique de ses activités. Il a estimé que cette option est la meilleure pour créer de la valeur pour les actionnaires. «Cela permettra à RB de se concentrer sur son cœur de métier pour être un leader mondial de l’hygiène et de la santé grand public [avec notamment les marques Scholl, Harpic, ou Durex]», explique Rakesh Kapoor, directeur général de RB.
Le pôle pharmacie, spécialisé dans le traitement des toxicomanies avec Subutex et Subuxone, sera scindé au cours des douze prochains mois avant d’être coté sur la Bourse de Londres. Une société autonome «sera mieux placée pour saisir les opportunités dans le domaine des addictions» et «sera un partenaire plus attractif pour des opportunités de développement», explique Reckitt Benckiser, qui n’exclut pas une vente de la division. Il pourrait aussi y conserver une participation.
BoA Merrill Lynch valorise cette division 4 livres par action, soit 3 milliards de livres (8% de la valorisation du groupe). En 2013, RBP pesait 8% du chiffre d’affaires de Reckitt Benckiser, mais 16% de son résultat opérationnel.
Au premier semestre, Reckitt Benckiser Pharmaceuticals (RBP) a enregistré une baisse de 8% de ses ventes à changes constants, passant de -11% au premier trimestre à -5% au deuxième. Le groupe constate toujours une forte croissance des volumes de prescription dans le domaine de la dépendance aux Etats-Unis, mais la pression sur les prix s’est accélérée au deuxième trimestre, et sa part de marché a reculé d’un point à 63%. La marge opérationnelle sur le semestre a chuté de 380 points de base à 53,2%, pâtissant à la fois d’un effet volume négatif et de la poursuite des investissements dans le pipeline clinique.
Par ailleurs, le groupe britannique confirme son objectif de croissance de 4 à 5% de son chiffre d’affaires à changes constants (hors RBP) sur l’ensemble de l’exercice. Au premier semestre, les ventes du groupe ont reculé de 7%, mais progressé de 4% à changes constants (hors RBP). Reckitt Benckiser compte également améliorer sa marge sur la seconde partie de l’année, grâce à son programme de réduction de coûts.
Au premier semestre, la marge opérationnelle ajustée (hors RBP) a progressé de 40 points de base à 20,8%.
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