Qualcomm envisage une scission
Sous la pression du fonds alternatif Jana Partners, le fabricant américain de semi-conducteurs a mis l’option d’une scission sur la table. A l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels, le groupe californien a indiqué avoir engagé «un plan stratégique de réalignement» qui lui permettra d’améliorer sa performance financière et de dégager «une croissance rentable». Sur son activité traditionnelle de semi-conducteurs, Qualcomm doit affronter la concurrence du taïwanais MediaTek et d’une poignée de petits acteurs chinois qui ont ciblé le marché des téléphones d’entrée de gamme.
Ce programme pourra comprendre des modifications de la structure des activités, dont une éventuelle scission du groupe. Qualcomm a mandaté dans cette perspective plusieurs conseillers financiers (Goldman Sachs et Evercore Partners, selon Reuters). Parmi les autres mesures promises mercredi soir figure un effort de réduction des coûts chiffré à 1,4 milliard de dollars par rapport à la base de coûts de 7,3 milliards de dollars attendue pour 2015. Cette contraction se fera via «une série de baisses ciblées».
La firme de San Diego prévoit en outre de réduire de 15% ses effectifs à plein temps, sur un total de 30.000 employés à travers le monde, et de limiter de manière significative le travail temporaire. La rémunération des dirigeants sera également touchée. La distribution annuelle d’actions devrait être inférieure d’environ 300 millions de dollars à celle annoncée pour 2015.
Toutes ces mesures auront un coût. Les charges de restructuration sont estimées entre 350 et 450 millions de dollars. Qualcomm avait jusqu'à présent repoussé l’idée d’une scission mais l’entrée en force de Jana Partners a changé la donne. Le fonds activiste verra deux de ses représentants siéger au conseil : le patron de Palo Alto Network, Mark McLaughlin, et un conseiller senior de TPG, Tony Vinciquerra.
Les résultats du troisième trimestre sont venus confirmer la nécessité d’un électrochoc. Le bénéfice net a fondu de 47%, à 1,18 milliard de dollars (73 cents par action), tandis que le chiffre d’affaires a diminué de 14,3%, à 5,83 milliards de dollars. Le groupe a revu ses objectifs annuels à la baisse, avec un chiffre d’affaires compris entre 24,5 et 25,5 milliards de dollars (contre 25 à 27 milliards précédemment) et un bénéfice ajusté de 4,50 à 4,70 dollars par action (contre 4,60 à 5 dollars auparavant).
Plus d'articles du même thème
-
La BEI double ses financements pour l’adaptation climatique
Le bras financier de l’Europe a dévoilé la deuxième phase de son plan d’adaptation au changement climatique, avec 30 milliards d’euros prévus sur cinq ans. Un montant à mettre en perspective avec le budget annuel de l’Union européenne, qui avoisine les 200 milliards d’euros. -
La collecte des OPCVM dépasse déjà la barre des 600 millions d’euros
Les fonds ouverts et ETF européens ont enregistré une collecte nette de 204 milliards d’euros au troisième trimestre 2026, soit leur meilleur trimestre depuis cinq ans, selon le rapport de Morningstar. La gestion passive tire le marché. -
UDR et Apollo nouent un partenariat stratégique de 2 milliards de dollars
Cette coentreprise rassemble plus de 7.000 logements. Ce partenariat permet à Apollo d’accéder à des revenus locatifs récurrents et à un rendement immobilier visé de 6 %.
ETF à la Une
La collecte des ETF obligataires bondit de 60% début octobre en Europe
- BNP Paribas augmente la plupart de ses salariés entre 1.000 et 1.500 euros
- Macif Vie est menacée par la Cnil d'une sanction de 7 millions d’euros
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- La retraite par capitalisation cherche sa forme avant la présidentielle
Contenu de nos partenaires
-
CarrièreEt si les seniors avaient plus à gagner qu’ils le croient avec l’IA
Dans un nouveau livre (parution le 5 novembre 2026), Christophe Aulnette, ex PDG de Microsoft France, explique comment les seniors peuvent relancer leur carrière et préparer la suite à l’ère de l’IA. Ils ont des atouts, à condition de se bouger ! -
Ce que l’on sait du virus Shamonda, qui a infecté un homme pour la première fois en France
Détecté pour la première fois chez un être humain, le virus Shamonda a aggravé l'état de santé d'un patient décédé depuis. Pour autant, les autorités n’identifient pas de risque pour la population générale -
Octobre rouge« Si on ne casse pas, on n’obtient rien » : cette jeunesse séduite par la violence
Mûs par une haine de la police, une fascination pour LFI ou une culpabilité de « privilégiés », des lycéens et étudiants jugent que la casse est un dommage collatéral d’une « colère légitime »