PSA Peugeot Citroën tend la main à General Motors en vue d’une alliance
PSA Peugeot Citroën a reconnu cette nuit étudier des projets de coopération et d’alliance, mais sans dire avec quelles parties ont lieu les discussions. Un communiqué publié en réaction à une information de La Tribune selon laquelle le constructeur automobile français est en pourparlers avec l’américain General Motors. Le Financial Times et Les Echos sont également revenus sur le sujet.
«Dans le cadre de sa stratégie de globalisation et d’amélioration de sa performance, PSA Peugeot Citroën examine des projets de coopérations et d’alliances» a indiqué le groupe, ajoutant que «des discussions sont en cours, il n’y a aucune certitude qu’elles aboutissent». «Nous parlons régulièrement à d’autres sociétés du secteur mais ne commentons rien au-delà de ça», a de son côté déclaré Kelly Cusinato, porte-parole de General Motors.
Selon La Tribune, qui cite une «source officieuse», PSA et GM sont en négociations «avancées» en vue d’un rapprochement. Le site internet précise que les discussions, démarrées il y a «quelques mois» entre les deux constructeurs automobiles, visent «une alliance, pas des coopérations ponctuelles» comme le groupe français peut en avoir avec des concurrents comme Ford , Toyota ou BMW. De «fortes synergies pourraient se dégager d’un tel rapprochement».
Selon le Financial Times, qui écarte pour l’instant tout échange d’actions, un rapprochement pourrait voir les deux groupes joindre leurs forces pour fabriquer des automobiles et des pièces détachées en Europe. Le Vieux continent, par le biais d’Opel ou GM Europe, constituerait vraisemblablement une priorité pour le groupe américain, selon Les Echos. PSA et Opel, la filiale européenne de GM, doivent chacun procéder à d’importantes restructurations pour tenter de redevenir bénéficiaires dans un contexte de marché automobile difficile, de surcapacités industrielles et de très rude concurrence sur les prix.
Tout accord devra d’abord être avalisé par la famille Peugeot, qui détient 30,9% du capital et 48,3% des droits de vote de PSA, souligne La Tribune qui rappelle que le constructeur américain est «deux fois plus gros» en chiffre d’affaires que son concurrent français. En cas de conclusion positive des discussions, une annonce officielle pourrait être faite début mars à l’occasion du salon de l’automobile de Genève, croit savoir La Tribune.
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