PSA fait peser l’essentiel de ses réductions d’effectifs sur la France
L’inquiétude gagne les sites français de PSA Peugeot Citroën. Un comité central d’entreprise qui s’est tenu hier à Paris a levé un coin du voile sur les réductions d’effectifs à venir dans l’Hexagone où le groupe employait fin juin un peu plus de 100.000 personnes. Elles toucheront 4.200 postes l’an prochain dans le cadre d’un plan d'économies européen annoncé fin octobre (6.000 suppressions de postes envisagées).
1.100 postes seront concernés en production (1.000 contrats à durée indéterminée et 100 prestataires). A cela s’ajoutera la non-reconduction de 800 intérimaires. Dans les activités de structures (commercial, marketing, informatique, recherche et développement), 3.100 postes seraient affectés, d’après la CGT (900 CDI et 2.200 prestataires). «Le secteur de la R&D est le plus touché avec 1.600 prestataires (dont 600 à Vélizy, 400 à La Garenne et 400 à Sochaux/Belchamps) ; dans le même temps, la direction accélère le développement des centres de R&D à Shanghai et Sao Paulo, et probablement en Inde», a souligné dans un communiqué Jean-Pierre Mercier, délégué syndical CGT à l’usine d’Aulnay-sous-Bois.
Le groupe n’a pas souhaité communiquer sur le détail des suppressions de postes, ce qui pourrait être fait lors d’un prochain comité central d’entreprise mi-décembre, mais a réaffirmé que l’allégement des CDI se ferait via le non-remplacement des départs naturels. Lors des questions au gouvernement, le ministre de l’Industrie, Éric Besson, a soutenu que, d’après les déclarations de la direction, «il n’y avait pas de fermeture de site, pas de plan social, aucun licenciement, ni aucun plan de départs volontaires». Selon la CGT, 60 licenciements secs sont toutefois prévus à Melun-Sénart, un site de pièces de rechange dont la fermeture est programmée depuis avril 2010.
Des coupes présentées fin octobre, le groupe attend 800 millions d’euros d'économies l’an prochain, pour moitié dans les frais fixes et pour l’autre dans les achats. Cet effort représente les trois quarts d’un «plan de performance» censé améliorer la rentabilité de 1,1 milliard d’euros par an. «Il en faudra davantage pour préserver voire redresser la rentabilité de la division automobile en 2012 et au-delà», écrivaient fin octobre les analystes de Natixis au moment où le groupe lançait son deuxième profit warning en trois mois. Le titre, qui cède plus de 50% depuis le début de l’année, a clôturé hier en repli de 3,2%, à 13,3 euros.
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