PSA devrait récupérer l’essentiel du papier Faurecia
Les résultats de l’augmentation de capital de Faurecia ne seront connus qu’en fin de semaine. Mais il fait peu de doute que la mobilisation des investisseurs aura été faible. Il suffit pour cela de regarder l’évolution des droits préférentiels de souscription (DPS) sur le marché. Sur leur période de cotation du 30 avril au 12 mai, leur valeur théorique (déterminée à l’aide du cours de l’action et du prix de souscription) a fluctué entre 1,8 et 5,7 euros. Or, ces mêmes droits se sont échangés sur le marché à des prix compris entre 0,6 et 1,8 euro. Une décote spectaculaire qui peut soulever quelques interrogations sur l’attrait de l’opération aux yeux des investisseurs.
« Il n’est pas absurde de penser que les droits ne se sont pas arrachés, confirme un banquier. Mais dès le départ, il s’agissait plutôt d’une opération de soutien de la part de PSA que d’une véritable opération de marché ».
De fait, quelle qu’ait été la participation, Faurecia sera assuré d’obtenir ses 455 millions d’euros, sa maison mère ayant décidé de garantir à 100 % la levée de fonds. « Sans forcément en prendre 100 %, il est fort probable que PSA récupérera l’essentiel du papier », poursuit le banquier. Ce qui ne sera pas sans conséquence sur le capital (voir tableau), sachant que PSA détient déjà 70,8 % de Faurecia. D’ailleurs « la faible décote initiale [12,3 % ex-droit, ndlr] peut s’expliquer par la volonté de limiter autant que possible la dilution des minoritaires », précise un autre expert. Il n’empêche qu’à l’extrême PSA pourrait se rapprocher voire dépasser les 90 % du capital. Ce qui ne manquerait pas de relancer la question du maintien de Faurecia en Bourse.
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