PSA a perdu près d’un point de part de marché en Europe l’an dernier
Soutenues par les primes à la casse en 2010, les ventes mondiales du groupe PSA ont reculé de 1,5% l’an dernier à 3,55 millions de véhicules, avec une sous-performance relative de la marque Citroën (cf. graphique). En Europe, son principal marché (58% des ventes contre 61% en 2010), le constructeur a perdu 0,9 point de part de marché à 13,3% «sous l’effet d’un mix géographique défavorable et d’une concurrence accrue dans le segment B (milieu de gamme, NDLR) où l’offre du groupe est en fin de vie», commentent les analystes crédit de Natixis.
Le constructeur a notamment été pénalisé par son refus de suivre une guerre des prix particulièrement vive dans les petites voitures en Europe du sud. Selon le groupe, environ 20% des véhicules commercialisés en 2012 appartiendront au segment «premium» contre 18% en 2011 et 13% en 2010. Poursuivant également sa stratégie de diversification sur les marchés émergents, il a confirmé un objectif de ventes réalisées à 50% hors d’Europe à l’horizon 2015, cette proportion atteignant 66% en 2020.
L’environnement concurrentiel en 2012 s’annonce toujours difficile sur le Vieux Continent avec un recul du marché d’environ 3% attendu par Frédéric Saint-Geours, nouveau directeur des marques et ex-directeur financier de PSA. Alors que ce repli pourrait dépasser 7% en France, le plan d’action annoncé fin 2011 et la non-récurrence de certains surcoûts totalisant environ 400 millions d’euros «ne suffiront pas à maintenir la division automobile au-dessus de la ligne de flottaison», jugent les analystes de Natixis.
A propos d’une alliance plus large avec un autre constructeur, Frédéric Saint-Geours a réaffirmé que le groupe s’en tenait actuellement aux multiples coopérations techniques et industrielles entretenues. L’action a néanmoins terminé en progression de 4,6% à 13,5 euros.
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