Proxinvest réclame un vote annuel sur la rémunération des dirigeants
Alors que la plupart de nos voisins ont institué un vote consultatif ou impératif sur la rémunération des dirigeants de sociétés cotées, Proxinvest réclame une nouvelle fois l’instauration de ce vote en France. L’agence de conseil en gouvernance recommande de s’inspirer du modèle néerlandais de vote préalable par l’AG de la politique de rémunération avant toute mise en œuvre, un modèle qui conduit à des rémunérations modérées directement liées à la performance à long terme.
Une modération qui est encore loin d’être la règle en France avec une hausse de 34% des rémunérations totales des patrons du CAC 40 en 2010 à 4,1 millions d’euros (contre -17% à 0,5 million pour le SBF 250 hors SBF 120), selon le 13e rapport de Proxinvest sur les rémunérations des patrons du SBF 250 et le 1er rapport ECGS (alliance des grandes agences de conseil de vote européennes) sur les rémunérations des dirigeants en Europe. Sans compter que la rémunération fixe – contrairement à son nom – croît (+6% pour le SBF 120) et que les plans d’options et d’actions gratuites présentent des conditions de performance sur seulement deux ans en général.
«Au regard de ces manquements au ‘raisonnable’ et à ‘l’équilibre’ prônés par l’Afep-Medef, il semble permis de parler d’échec de l’autorégulation», n’hésite pas à écrire Pierre-Henri Leroy, président de Proxinvest, invitant le patronat à introduire volontairement ce vote sur la rémunération dans son code de bonne gouvernance comme l’ont fait l’Espagne et l’Italie.
Proxinvest propose aussi de préciser le coût individuel des retraites sur-complémentaires (73 présidents du SBF 120 en sont bénéficiaires), et de fixer des conditions de performance à trois ans minimum sur les plans en options ou actions.
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