Philips préfère s’engager sur la réalisation de ses objectifs 2013
Philips est bel et bien dans l’œil du cyclone. Si les résultats trimestriels publiés hier se sont révélés conformes aux attentes après l’avertissement lancé le 10 janvier dernier, ils n’en demeurent pas moins en net repli, particulièrement marqués par la morosité du consommateur européen.
Sur fond de promotions, le chiffre d’affaires a pourtant engrangé sur trois mois à fin décembre une hausse de 3% (tant en données brutes qu’en organique), à 6,71 milliards d’euros. Une progression affichée notamment par la division santé, qui représente 40% des ventes totales. En Europe occidentale (28% du total), les facturations concèdent un repli de 5% en organique (-6% en données brutes), tandis qu’elles progressent de 3% (4%) en Amérique du Nord et de 9% (13%) dans les «autres zones matures».
En parallèle, les ventes ont bondi de 12% (10%) au sein des marchés émergents, qualifiés de «zones de croissance». La marge opérationnelle (d’excédent brut d’exploitation, Ebitda) a été divisée par deux, cédant 6,6 points à 7,5%. Dans l’éclairage, elle a chuté de 10% à 2%. Et le résultat net trimestriel est passé en territoire négatif, à hauteur de 160 millions d’euros contre un bénéfice de 465 millions un an auparavant.
Pas de doute aux yeux du directeur général Frans van Houten, en poste depuis avril dernier, Philips devra encore en 2012 «chercher de la croissance en dehors d’Europe». Le dirigeant a clamé hier sa «prudence» pour l’exercice en cours, «étant donné l’incertitude (pesant) sur l’économie mondiale, et en Europe en particulier». D’ores et déjà le premier semestre s’annonce «difficile». La période verra la poursuite du plan de restructuration, avec l’enregistrement de nouvelles charges et la finalisation de la vente de l’activité téléviseurs toujours attendue au premier trimestre.
Le groupe se targue d’ores et déjà de voir les premiers signes encourageants de ce plan «Accélérez!» sur la croissance des ventes «dans des conditions de marchés délicates». Le directeur général, qui veut croire à une amélioration des marges opérationnelles au second semestre 2012, s’en tient pourtant pour l’heure à un espoir de réalisation des objectifs financiers à moyen terme, à savoir à l’horizon 2013. Pour l’analyste Jos Versteeg de Theodoor Gilissen Bankiers, les ambitions en termes de rentabilité opérationnelle (marge de 10 à 12%) impliquent «beaucoup de travail».
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