AccueilNewsEntreprises
Petrobras débute sa campagne de financement en signant une émission record
Petrobras débute sa campagne de financement en signant une émission record
Le groupe pétriolier brésilien a levé 11 milliards de dollars lors d’une émission obligataire record pour une société issue d’un pays émergent
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
Petrobras démarre en fanfare sa campagne de refinancement. Le géant pétrolier brésilien a réussi à placer 11 milliards de dollars lors d’une émission multi-tranches réalisée hier, pour une demande qui aurait même dépassé les 40 milliards. Un montant record pour une société issue d’un pays émergent et la deuxième plus grosse émission en dollars de l’année après celle de 17 milliards de dollars réalisée par Apple il y a deux semaines. Petrobras a ainsi profité de résultats trimestriels meilleurs qu’attendus et d’un regain d’appétit de la part des investisseurs pour les rendements attractifs pour revenir sur le marché obligataire après sa dernière émission de 7 milliards de dollars qui remontait au mois de février 2012.
Le groupe, assisté par Bank of America, Banco do Brasil, Citigroup, HSBC, Itaú Unibanco, JPMorgan et Morgan Stanley, a offert des maturités allant de 3 à 30 ans. Une première tranche à 3 ans de 1,25 milliard a ainsi été émise à un taux fixe de 2,14%, soit 175 points de base au-dessus du rendement des obligations du Trésor américain (Treasuries) de même maturité, et d’un milliard à un taux variable indexé sur le Libor 3 mois assorti d’une marge de 162 bp. Une tranche à 5 ans de 2 milliards a été assortie d’un taux fixe de 3,13% (230 bp au-dessus des Treasuries), et une autre de 1,5 milliard d’un taux variable indexé sur le Libor plus une marge de 214 bp. La tranche à 10 ans de 3,5 milliards a offert un rendement de 4,52% et celle de 1,75 milliard à 30 ans de 5,76%.
Des taux attractifs puisque le rendement moyen des émissions en dollars réalisées par des sociétés notées en catégorie investissement est tombé à 2,58%, selon Barclays. Mais le spread demandé a été plus important que celui de 170 bp payé en janvier dernier par le mexicain Pemex, qui bénéficie de la même notation.
Petrobras, qui prévoit d’emprunter 20 milliards de dollars pour financer un vaste programme d’investissement de 237 milliards, a accumulé une dette record de 74,2 milliards, soit dix fois plus que celle d’Exxon Mobil et 2,87 fois ses résultats d’exploitation des douze derniers mois. Les autorités brésiliennes mettent cette semaine en vente des droits d’exploitation de ressources pétrolières et gazières. Une adjudication à laquelle participent près de soixante groupes internationaux, dont Petrobras.
Moody’s, qui note Petrobras A3, deux crans au-dessus de la note souveraine du Brésil et contre une note de BBB attribuée par S&P et Fitch, devrait se décider cette année sur une possible dégradation. L’agence s’inquiète de la dette du groupe et de sa capacité à procéder aux 14 milliards de dollars de cessions d’actifs promis.
Les marchés ont effectué une rotation des petites capitalisations et des valeurs de croissance vers les grandes capitalisations et la value en Europe. Aux États-Unis, la rotation a surtout bénéficié aux petites capitalisations.
Co-président de Blue Owl Capital et responsable du pôle crédit, Craig Packer revient pour L'Agefi sur la dynamique du direct lending et les tensions sur la liquidité de certains véhicules qui agitent le secteur depuis l'automne.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Si les candidats adoptent des stratégies inverses en cet été 2026, c'est qu'ils sont partagés sur l'effet d'une telle saison sur les intentions de vote. L'analyse des quatre dernières élections présidentielles ne leur permettra pas d'y voir plus clair
« A l'approche de l'élection présidentielle, j'attends du débat qui vient un langage de vérité », écrit dans cette tribune Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de France Urbaine. « Les Français ne sont pas des enfants. (...) Ils sont capables d'entendre que travailler plus longtemps n'est pas une punition, mais la conséquence d'une réalité démographique que personne ne peut contester. »