Pernod Ricard limite son financement bancaire à un quart de sa dette
Pernod Ricard a déjà largement dépassé son objectif d’équilibre de sa dette entre obligataire et crédit bancaire à horizon 2013. La part du financement bancaire est désormais réduite à environ un quart de la dette, contre moins de 45% fin octobre 2011 et plus de 50% à la fin de l’exercice 2010-2011, grâce à l’émission de 2,5 milliards de dollars d’obligations à 5 ans, 10 et 30 ans. Il s’agit de la troisième émission en dollars de Pernod Ricard, après celle inaugurale de 1 milliard en avril 2011, et de 1,5 milliard en octobre 2011. A l’automne dernier, S&P et Moody’s avait relevé la note du groupe de spiritueux en catégorie investissement.
Ce placement privé se compose de trois tranches: 850 millions à 5 ans, portant un coupon de 2,95%, avec une marge de 210 points de base (pb); 800 millions à 10 ans, portant un coupon de 4,25% et une marge de 230 pb; et 850 millions à 30 ans, portant un coupon de 5,50% pour une marge de 255 pb.
L’opération, menée par JPMorgan, Mitsubishi UFJ, RBS et SG Americas, a été une nouvelle fois largement sursouscrite avec un carnet d’ordres de plus de 6 milliards de dollars. Toutefois, l’émission d’octobre (1,5 milliard de dollars à 10 ans, offrant un coupon légèrement supérieur à 4,45% pour une même marge à 230 pb) avait été sursouscrite près de quatre fois.
Grâce à cette émission et aux précédentes, le crédit syndiqué mis en place en 2008 pour l’acquisition de Vin & Sprit (Absolut) restant à rembourser d’ici à mi-2013 se limite théoriquement autour de 1,2 milliard d’euros, contre 4,3 milliards fin juin 2011. En revanche, le coût moyen de la dette, de 4,7% en 2010-2011, devrait mécaniquement croître, les conditions obligataires étant supérieures aux marges bancaires.
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