Orpea se donne un peu plus de latitude pour son développement

Le spécialiste de la dépendance a lancé hier une ligne d’« Oceane » de 157 millions d’euros avec une prime en milieu de fourchette
Olivier Decarre

Orpea ne cachait pas sa satisfaction hier en annonçant les modalités d’une «Oceane» 2016 d’un montant de 157 millions d’euros. Cette émission de titres convertibles a bénéficié d’une «demande de souscription près de 5 fois supérieure à l’offre». Le spécialiste de la dépendance est pourtant resté modéré au moment de fixer le prix. Tant la prime (27,5%) que le coupon (3,875%) ont été arrêtés en milieu de fourchette.

«Nous avions une forte demande pour le milieu de fourchette et dans les conditions de marché actuelles, nous n’avons pas voulu être excessifs», explique le président Jean-Claude Marian.

Quant au choix de l’«Oceane», il est apparu au groupe comme naturel. «Nous avons rapidement écarté la piste de l’augmentation de capital classique, induisant une dilution immédiate, poursuit Jean-Claude Marian. L’obligataire aurait eu un coût élevé pour une société non-notée comme Orpea. Dès lors, l’Oceane constituait le meilleur compromis pour assurer notre financement».

Des analystes ajoutent qu’il n’aurait certainement pas été judicieux d’alourdir un bilan qui verra déjà l’endettement s’accroître de 80 millions au second semestre avec l’acquisition de Mediter.

Quant à la dilution immédiate d’une augmentation de capital, elle se serait ajoutée aux 3,5 millions d’actions à émettre prochainement pour le paiement de Mediter et de 49% de Medibelge. Dans ces conditions, l’Oceane a donc effectivement de nombreux avantages.

Sur la base du capital actuelle, la dilution à terme de cette opération serait de 8,4% en supposant une conversion totale, voire de 9,5% avec l’option de surallocation de 15% consentie à BNP Paribas, SG CIB et CA CIB. En intégrant les 3,5 millions d’actions à venir, la dilution potentielle sera ramenée entre 7,7% et 8,8%.

En tout cas, «cette émission redonne au groupe une certaine latitude pour accélérer à nouveau son essor par croissance externe», selon l’analyste de Raymond James. Jean-Claude Marian ne s’en cache pas. «Même si l’opération Mediter/Medibelge représente à elle seule environ 2 ans de notre programme de développement, nous voulons continuer notre politique d’acquisitions ciblées. Cette Oceane qui s’ajoute à nos emprunts bancaires classiques, renforce encore notre capacité de bouger, que ce soit en France ou à l’étranger. Mais cela ne signifie pas que nous allons consommer l’ensemble de ces moyens dans l’immédiat», conclut le président du groupe.

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