Orpea franchit l’obstacle de l’AMF
La mobilisation de plusieurs centaines d’actionnaires minoritaires, rassemblés dans le cadre de l’association Adamo, n’y a rien fait. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a donné le 25 mai son accord à la Caisse de Dépôts et ses alliés - MACSF, CNP Assurances et la MAIF – pour leur accorder une dérogation à l’obligation de déposer un projet d’offre publique sur Orpea dans le cadre du plan de sauvetage du groupe de maisons de retraites et de cliniques.
A l’issue du processus, Orpea sera détenu à 50,2% par le groupement mené par la Caisse des dépôts, tandis que les actionnaires existants seront massivement dilués. En dépit du franchissement du cap de 30%, la Caisse des dépôts et les autres assureurs investisseurs n’auront pas à lancer d’offre sur l’ensemble des parts des minoritaires.
Avec ce sésame, Orpea peut pour poursuivre le cheminement vers sa restructuration financière dans le cadre de sa procédure de sauvegarde accélérée qui est prolongée jusqu’au 24 juillet. Le groupe dirigé par Laurent Guillot a annoncé ce week-end la convocation pour le 16 juin de ses actionnaires et ses créanciers. Ils sont appelés à se prononcer sur le plan de sauvegarde accélérée.
« Une résolution unique, à savoir l’approbation du plan de sauvegarde accélérée d’Orpea SA », sera soumise à leur vote, a précisé le groupe.
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Extrême dilution
Au terme des trois augmentations de capital envisagées, les actionnaires actuels détiendront moins de 0,5% du capital avec une valeur théorique de l’action inférieure à 0,20 euro.
Si l’une ou plusieurs des neuf classes affectées par la restructuration, dont les actionnaires existants, votaient non lors du scrutin prévu le 16 juin, la dilution serait bien plus lourde. La part des actionnaires existants tomberait à moins de 0,05% du capital avec une valeur théorique de l’action inférieure à 0,02 euro.
Lundi, l’action Orpea a de nouveau cédé du terrain, abandonnant 2,5%,à 2,13 euros, au plus bas depuis un mois et demi.
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