Orpea est valorisé entre 2,6 et 7 milliards d’euros par un rapport
Le gestionnaire de maisons de retraite Orpea a annoncé vendredi soir que le cabinet Ledouble, agissant en tant qu’expert financier indépendant, lui avait attribué une valorisation comprise entre 6 milliards et 7 milliards d’euros dans un scénario de continuité d’exploitation, et entre 2,6 milliards et 3,7 milliards d’euros en situation liquidative. Des montants à comparer à la dette financière nette de l’entreprise qui s'élevait à 8,9 milliards d’euros à fin 2022. «Dans chacun de ces scenarios, par voie de conséquence, la valeur économique actuelle des capitaux propres est négative», a tenu à préciser Orpea dans un communiqué publié le 26 juin dans l’après-midi.
En réaction à ces annonces, l’action Orpea a gagné jusqu'à 40% lundi en séance. Vers 16h30, elle flambait encore de 12%. La capitalisation boursière du groupe ressort à environ 150 millions d’euros. Début juin, le cabinet Ricol & Lasteyrie, mandaté par le «Support Club», un groupe de créanciers ayant refusé l’offre de restructuration financière d’Orpea, avait estimé la valeur d’entreprise du groupe à au moins 7,9 milliards d’euros.
Compte à rebours
Le cabinet Ledouble avait été désigné par ordonnance du juge commissaire dans le cadre de la procédure de sauvegarde accélérée d’Orpea pour établir deux rapports de valorisation dans la perspective de la mise en oeuvre de la restructuration financière de la société.
Les administrateurs judiciaires ont adressé ces rapports, destinés aux organes de la procédure, a indiqué Orpea dans un communiqué envoyé vendredi soir.
La publication de ces éléments intervient alors que le compte à rebours pour la restructuration financière d’Orpea devrait reprendre.
A lire aussi : Schuldschein : Le cas Orpea pèse sur les émetteurs français
Plus d'articles du même thème
-
Casino change de nom et devient Plesio
Le groupe de distribution garde toutefois inchangés les noms de ses marques Monoprix, Casino, Spar, Vival, Cdiscount, Franprix et Naturalia. -
Daniel Kretinsky et les créanciers de Casino pourraient finir par s’entendre
Une conversion de dettes en actions et une augmentation de capital souscrite par le premier actionnaire du distributeur sont toujours au programme. Les créanciers pourraient ensuite revendre leur participation à Daniel Kretinsky qui détiendrait alors près de 100% de Casino. -
Fonds d’investissement et restructuring : pour que tu m’aimes encore
Quand une participation entre en conciliation, l’actionnaire est attendu comme payeur de dernier ressort. Son argent frais est pourtant son dernier levier de négociation. Reste à décider comment l’apporter, et ce qu’il obtient en échange.
ETF à la Une
La collecte des ETF obligataires bondit de 60% début octobre en Europe
- BNP Paribas augmente la plupart de ses salariés entre 1.000 et 1.500 euros
- Macif Vie est menacée par la Cnil d'une sanction de 7 millions d’euros
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- La retraite par capitalisation cherche sa forme avant la présidentielle
Contenu de nos partenaires
-
Pouvoir d'achat : les syndicats lancent un ultimatum au gouvernement
Déçus de leur rendez-vous à Matignon ce mercredi, les syndicats critiquent l'inaction du gouvernement et imposent leurs revendications pour augmenter les salaires. La CGT appelle à la grève à partir du 5 novembre -
EditorialAppel à la grève : la CGT veut-elle achever l’économie française ?
Quel sens du timing que d’appeler à un blocage tous azimuts alors que l’Etat est financièrement à la dérive et que la croissance ne se porte guère mieux -
Ok CorralViolences du 17 octobre : règlements de compte entre partis autour de Sébastien Lecornu à Matignon
Le Premier ministre réunit ce jeudi l’ensemble des forces politiques pour exposer, renseignements à l’appui, le fiasco du 17 octobre. Mais à l’approche du rendez-vous, chacun a déjà désigné son coupable.