Novartis se restructure aux Etats-Unis avant sa perte du brevet sur Diovan
Face à la perte d’exclusivité du brevet sur Diovan, contre l’hypertension, aux Etats-Unis, à partir de septembre 2012, Novartis a décidé de restructurer ses activités outre-Atlantique. Le laboratoire suisse va supprimer près de 2.000 postes, soit 1,7% de ses effectifs mondiaux, dont 1.630 dans les forces de vente aux Etats-Unis et 330 au siège américain. Novartis avait déjà annoncé en octobre la suppression de 2.000 postes principalement sur son marché domestique et outre-Atlantique, et le transfert d’une partie des activités de recherche de Suisse vers les Etats-Unis. Des opérations qui se sont traduites par 300 millions de dollars de provisions pour restructuration au quatrième trimestre 2011.
Diovan, premier médicament du groupe, a réalisé plus de 6 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2010, dont 2,5 milliards aux Etats-Unis, et 4,3 milliards sur les neuf premiers mois 2011. L’exclusivité de Diovan a déjà été perdue en Europe le trimestre dernier.
Cette restructuration conduira à passer 160 millions de dollars de charges exceptionnelles au premier trimestre 2012, mais permettra de dégager 450 millions de dollars d’économies annuelles à partir de 2013. «Cette somme représente, selon nous, 12% des résultats opérationnels générés par les produits qui seront génériqués en 2012 et permettra d’amortir 50% du résultat opérationnel de Diovan aux Etats-Unis», note Natixis.
Parallèlement, Novartis va passer 900 millions de dollars de charges exceptionnelles (dont 800 millions non cash) au quatrième trimestre 2011, après les mauvais résultats de l’étude Altitude sur les ventes mondiales de Rasilez/Tekturna. Ce traitement de patients hypertendus souffrant de diabète et d’insuffisance rénale, qui a dégagé 449 millions de revenus sur les neuf premiers mois de 2011, pourrait être retiré.
Dans la cadre de la revue actuelle du portefeuille de molécules, Novartis passera aussi 160 millions de dollars de charges supplémentaires sur le dernier trimestre 2011 pour l’abandon de deux molécules, un anticoagulant et un traitement de l’ostéoporose et de l’arthrite.
«Nous reconnaissons que les deux prochaines années seront délicates pour la division pharmaceutique, et nous anticipons ces changements pour concentrer notre pipeline sur les meilleures opportunités et aligner notre position de marché sur nos marques de croissance», a déclaré David Epstein, directeur de Novartis Pharmaceuticals.
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