Norbert Dentressangle paiera TDG de 5,2 à 6,2 fois son Ebitda
Norbert Dentressangle (ND) a annoncé hier la reprise du britannique TDG, via le rachat à 100% de sa holding de contrôle Laxey Logistics aujourd’hui aux mains du fonds Douglas Bay Capital.
Si le français évoque un montant de 196 millions de livres (235 millions d’euros) pour 100% du capital, il ne précise pas le montant de dette qui sera repris. «Le chiffre sera donné au moment du closing envisagé mi-janvier», répond une porte-parole.
Ceci dit le marché a des pistes. Gilbert Dupont anticipe «une dette financière nette estimée entre 0 et 40 millions de livres au moment du closing: 23 millions comptabilisés au 30 juin, plus 20 millions d’ajustements, moins la génération de cash du second semestre, moins le produit de quelques cessions immobilières». De quoi se faire une idée plus précise du prix payé. Au premier semestre TDG, a réalisé un Ebitda de 19 millions de livres pour une activité de 350 millions. Il attend par ailleurs un chiffre d’affaire annuel de 700 millions de livres. En supposant un maintien de la marge, et donc un Ebitda annuel de 38 millions, on peut estimer le coût de l’acquisition entre 5,2 et 6,2 fois l’Ebitda 2010. A titre de comparaison, ND se paie 4,6 fois l’Ebitda.
L’acquéreur assure toutefois que cette opération, qui devrait permettre 12 millions d’euros de synergies de coûts en année pleine, «sera relutive sur le bénéfice net par action dès la première année».
Il assure aussi que ses ratios resteront dans les limites fixées, malgré un financement sur sa trésorerie et ses lignes disponibles (100 millions pour la croissance externe et 150 millions de facilité revolving).
Avec 446 millions de dette à fin juin, il affichait un gearing de 107%. Ses covenants bancaires lui imposent de rester sous les 200%. A capitaux propres stables, il a donc une marge de 388 millions d’euros et même de 441 millions si l’on se base sur le consensus qui vise une réduction de l’endettement hors acquisition à 393 millions en fin d’année. Or, la facture de TDG n’excèdera pas 283 millions d’euros (236 millions de livres).
Quant au levier, il était de 2,1 à fin juin pour un covenant de 3,5 et une limite fixée à 3 par le management. Compte tenu du consensus de dette pour ND, du coût de l’acquisition et de l’Ebitda agrégé que l’on peut espérer (38 millions de livres pour TDG et 226 millions d’euros de consensus 2010 pour ND), le levier post-acquisition pourrait fluctuer entre 2,3 et 2,5.
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