Nissan face aux accusations de certifications inappropriées depuis 20 ans
Les pratiques inappropriées de certification de véhicules chez Nissan ont été en vigueur pendant plus de 20 ans, a rapporté vendredi la chaîne de télévision nipponne NHK, une révélation qui risque d’affecter un peu plus encore le deuxième constructeur automobile japonais, partenaire de Renault.
Nissan a annoncé jeudi la suspension de la production de tous ses véhicules pour le marché nippon dans ses usines au Japon pendant au moins deux semaines après avoir constaté que certaines vérifications finales étaient toujours effectuées par des inspecteurs non agréés dans trois de ses sites.
Le ministre japonais des Transports, Keiichi Ishii, a dit vendredi que l’enquête de Nissan dans ses usines d’assemblage se poursuivait. Il a ajouté qu’il restait difficile de déterminer depuis combien de temps les certifications finales avaient été conduites par des techniciens non agréés, en violation des préconisations du ministère. Un porte-parole de Nissan s’est refusé à confirmer ou à infirmer l’information de NHK renvoyant aux déclarations du directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa, qui avait dit la veille que la formation des équipes de certification des voitures n’avait pas changé depuis 20 ans.
Nissan, dont Renault détient 43,4%, a contribué à hauteur de 1,3 milliard d’euros environ au résultat net du constructeur français au premier semestre. Cette contribution a fortement augmenté cette année - elle était de 749 millions d’euros au premier semestre 2016 - en raison du produit exceptionnel de la vente de sa participation dans l'équipementier Calsonic.
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