NicOx cherche des partenaires en vue d’une éventuelle fusion
Fin d’une histoire. NicOx referme, partiellement, le dossier du naproxcinod. La biopharmaceutique vient de retirer sa demande d’autorisation de mise sur le marché en Europe de son anti-inflammatoire. Une décision qui suit la décision du Comité des médicaments à usage humain (CHMP) du mois d’avril de ne pas adopter d’avis positif sur le naproxcinod, constatant que les données fournies «ne permettent pas de conclure à un rapport bénéfice-risque positif». Si les analystes anticipaient depuis longtemps cet échec, certains investisseurs semblaient avoir encore quelque espoir. Le titre NicOx a dévissé hier de 20,29% à 1,82 euro, avec plus de 9% du capital échangé, après être tombé à 1,51 euro en matinée, un point bas depuis le creux historique de 1,06 euro du 13 mars 2003. Encore un coup dur pour le Fonds stratégique d’investissement. Sa participation ne vaut plus que 7 millions, alors qu’il avait injecté 25 millions en 2009 pour 5,1% du capital.
Si NicOx déclare évaluer «différentes options pour le potentiel développement ultérieur du naproxcinod en Europe», le marché n’y croit plus. Pas plus qu’au succès de l’appel que compte former prochainement la biopharmaceutique contre la décision de non-approbation du naproxcinod par les autorités sanitaires américaines (FDA) en mai 2010.
Fin 2010, NicOx détenait 107,3 millions d’euros de trésorerie, soit 1,48 euro par action. Fin 2011, CA Cheuvreux estime que le groupe disposera encore de 94,5 millions d’euros, soit 1,3 euro par titre, supposant que le groupe brûlera 13 millions en 2011 (après 38 millions en 2010) et 8 millions par an à l’avenir.
Dans un tel contexte, NicOx recherche activement des «opportunités appropriées d’opérations de fusion-acquisition et de nouvelles alliances sur des programmes existants». Mais «il y a toujours un risque élevé d’une dilution future du capital», craint CA Cheuvreux, réduisant son objectif de cours de 2,1 à 0,3 euro.
Le groupe devrait donc se tourner vers des acquisitions dans la commercialisation. D’ailleurs, lors de l’AG du 25 mai prochain, la biopharmaceutique demandera à ses actionnaires de modifier son objet social en y ajoutant «l’exploitation et la distribution en gros, notamment à l’exportation», de produits pharmaceutiques ou parapharmaceutiques, alors qu’il se limitait jusque-là à la R&D et à la mise sur le marché. Une résolution déjà déposée en 2010 mais non votée faute d’un quorum d’AGE suffisant.
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