Nexans veut quasiment doubler son bénéfice d’exploitation à l’horizon 2015
Après un exercice 2012 qualifié de «médiocre» par son PDG Frédéric Vincent, Nexans étudie la mise en place d’un plan d’économies destiné à restaurer la compétitivité de ses activités européennes à moyen terme. Malgré le redressement progressif des câbles sous-marins à haute tension, la faiblesse des marchés industriels et de la construction sur le Vieux Continent devrait empêcher toute hausse de son bénéfice d’exploitation récurrent cette année. Aucune amélioration de la situation dans la région n’est d’ailleurs attendue durant le premier semestre.
«Nous pensons pouvoir présenter aux syndicats le plan de réduction des coûts en Europe avant la fin du troisième trimestre de cette année», souligne le directeur financier Nicolas Badré, interrogé par L’Agefi. L’impact sur les sorties de trésorerie du groupe «devrait se faire sentir principalement sur l’exercice 2014», ajoute-t-il. L’an dernier, le bénéfice d’exploitation récurrent (hors exceptionnels) a reculé de 22,5% à 202 millions d’euros, correspondant à 4,2% du chiffre d’affaires à cours des métaux constants, contre 5,7% en 2011. L’augmentation des délais d’encaissement et de facturation dans les câbles à haute tension a pesé sur le BFR, d’où la chute de 28% du cash-flow d’exploitation à 151 millions.
La dette nette à fin 2013 devrait rester stable par rapport aux 606 millions de fin 2012, compte tenu d’une faible variation anticipée du BFR et d’une hausse des investissements industriels. Les opérations de refinancement effectuées l’an dernier «ont permis de repousser à 2016 la première échéance significative de remboursement du groupe, qui s’élève à 213 millions d’euros», relève Nicolas Badré, en précisant que la maturité moyenne de la dette a été ramenée à environ 5 ans. Une décision définitive concernant la cession de Berk-Tek, société américaine spécialisée dans les câbles informatiques pour réseaux locaux, sera prise d’ici fin février.
Cette réorganisation devrait générer des économies de coûts d’environ 50 millions d’ici 2015 et 70 millions à l’horizon 2017. En s’appuyant notamment sur Americable, racheté voici un an, pour renforcer sa présence dans les émergents, Nexans se fixe un objectif de bénéfice d’exploitation récurrent compris entre 350 et 400 millions en 2015. Le chiffre d’affaires progresserait de 15% à 5,6 milliards et la rentabilité des capitaux employés passerait de 6,6% à 11,6%.
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