Nexans est à nouveau contraint de déprécier des actifs dans ses comptes 2014
Les tests de valorisation menés par Nexans sur ses actifs ont rendu leur verdict. Ils entraîneront une dépréciation comptable de 197 millions d’euros au titre de l’exercice 2014, ce qui représente une hausse de plus de 50% par rapport au montant de 130 millions d’euros déprécié l’année précédente. Cette nouvelle réduction de valeur, entérinée par son conseil d’administration, «reflète en particulier les impacts des ruptures de marchés observées sur les cours du pétrole, de certaines matières premières, et par ailleurs, les évolutions politiques dans certains pays», a précisé hier le fabricant de câbles.
Amercable concentrera à elle seule plus de 40% du montant total déprécié au titre de l’exercice écoulé. La dépréciation de 80 millions d’euros afférente à cette filiale américaine, spécialisée dans les câbles pour l’industrie minière et les hydrocarbures, représente environ 38% du prix de 211 millions d’euros payé en numéraire par Nexans lors du rachat de l’entreprise en 2012. Un tiers des dépréciations d’actifs porte ensuite sur l’Australie, un cinquième sur le Brésil et le reste (5,5%) sur la Russie.
Cet ajustement aura un impact neutre sur la trésorerie du groupe et sur son résultat d’exploitation ajusté des éléments non récurrents et des variations de stocks, un indicateur nommé «marge opérationnelle» par Nexans. Mais la dépréciation affectera directement le niveau du résultat net part du groupe, ce qui fait que le fabricant de câbles risque d’afficher une nouvelle perte nette sur l’ensemble de l’année, après celle de 333 millions d’euros déjà enregistrée en 2013.
Le groupe français, qui doit publier ses comptes annuels le 13 février prochain, juge que le consensus actuel des analystes financiers concernant sa marge opérationnelle 2014 et 2015 reflète «une vision raisonnable». Selon des données compilées par la société, les estimations d’analystes s’échelonnent de 131 à 144 millions d’euros pour l’année écoulée et elles sont comprises entre 180 et 215 millions pour l’exercice en cours.
Lors de son arrivée à la direction générale de Nexans en octobre, Arnaud Poupart-Lafarge avait révisé à la baisse les prévisions du groupe, en indiquant notamment qu’il prévoyait désormais pour 2014 une marge opérationnelle de 140 millions d’euros, soit un niveau similaire à celui de 2013, alors que le groupe anticipait jusqu’alors une progression de cet indicateur.
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