Netflix débute bien l’année malgré les incertitudes
Netflix a dépassé les attentes de Wall Street en matière de résultats trimestriels et a offert des perspectives de revenus optimistes jeudi, signalant sa confiance face à l’incertitude économique provoquée par les droits de douane du président américain Donald Trump.
Le géant du streaming a également annoncé que son cofondateur, Reed Hastings, avait quitté son poste de président exécutif pour devenir président non exécutif du conseil d’administration, «dans le cadre de l'évolution naturelle de notre structure de direction et de notre plan de succession».
Netflix a enregistré un chiffre d’affaires de 10,54 milliards de dollars pour le premier trimestre, dépassant légèrement les estimations des analystes de 10,52 milliards de dollars, selon les données compilées par LSEG. Le bénéfice par action dilué, à 6,61 dollars, excède également nettement les 5,71 dollars attendus par le consensus.
A lire aussi : Le virage stratégique de Netflix emballe les marchés
Effet d’attraction et bouche-à-oreille
Le groupe, qui a sorti des succès tels que la mini-série «Adolescence», le thriller dramatique «Zero Day» et la série de télé-réalité «Temptation Island» au cours du trimestre, a continué à enregistrer de nouveaux abonnés sur des marchés du monde entier, même en augmentant ses prix. Il ne donne toutefois pas plus de détails sur ces prises d’abonnements.
Pour le premier trimestre, Netflix a déclaré que le chiffre d’affaires et le revenu d’exploitation avaient dépassé ses propres prévisions «en raison de revenus d’abonnement et publicitaires légèrement plus élevés et du calendrier des dépenses». Les revenus publicitaires restent toutefois «encore très faibles par rapport aux revenus d’abonnement».
A lire aussi : L’année du live pour Netflix
Pour le deuxième trimestre, les dirigeants visent 11,04 milliards de dollars de ventes, soit plus que les 10,90 milliards de dollars anticipés par les analystes. Ils ont par ailleurs réaffirmé leur prévision de revenus compris entre 43,5 milliards et 44,5 milliards de dollars pour l’ensemble de l’exercice, «ce qui suppose une croissance saine du nombre d’abonnés, des prix d’abonnement plus élevés et un quasi-doublement de nos revenus publicitaires».
En réaction à ces annonces, le titre Netflix avançait de 3,5% dans les échanges électroniques le 18 avril alors que Wall Street restera fermée pour cause de «Vendredi saint».
(Avec Reuters)
Plus d'articles du même thème
-
Le prix élevé des hydrocarbures alimente les bénéfices des producteurs mondiaux
Le résultat net trimestriel de BP, qui atteint 5,73 milliards de dollars, est au plus haut depuis près de quatre ans, tandis que celui d’Aramco a bondi de 44% à 32,7 milliards de dollars d’un an sur l’autre. -
L’agrochimie soutient le bénéfice opérationnel de Bayer
Grâce à la forte baisse de ses provisions pour litiges, le groupe allemand a renoué avec un résultat net positif au deuxième trimestre 2026. -
Les banques espagnoles brillent toujours sur le terrain de la croissance
Une activité commerciale soutenue continue de porter les résultats semestriels des grands groupes bancaires espagnols.
ETF à la Une
First Trust et Global X ETFs rejoignent la course aux ETF spatiaux
- La Société Générale affiche une forme olympique avant un nouveau plan à trois ans
- Les investisseurs troquent leurs carrés Hermès contre des sacs Gucci
- La Société Générale augmente sa cible de rentabilité et va racheter 1,5 milliard d'euros d'actions
- L’IA irrigue la croissance des entreprises du CAC 40
- Citadel vole au secours d'un concurrent mis au tapis par la correction de la tech
Contenu de nos partenaires
-
Résultats trimestriels de SpaceX : l'heure de vérité pour Elon Musk
SpaceX dévoile ses premiers résultats trimestriels en Bourse mardi soir, alors que sa valeur a dévissé de moitié en deux mois. Elon Musk devra rassurer face à une dette colossale et des ambitions galactiques -
Deux salles, deux ambiancesCrise de Ceuta : le Maroc au défi de sa réalité sociale
Le royaume multiplie les grands événements et projets d'infrastructure, projetant une image de pays émergent. Son incontestable développement économique reste cependant profondément inégalitaire -
EditoPrésidentielle 2027 et ingérences russes : l'école, premier rempart de la démocratie face aux deepfakes
Après les algorithmes et les réseaux sociaux, le scrutin de 2027 sera le premier à l’heure de l’IA générative. Même si les précédentes campagnes connurent leur lot d’intox et d’infox, pour celle-ci, il va falloir plus que jamais trier le vrai du faux, se méfier d’éléments d’informations avérés mais… manipulés