Neovacs fait de nouveau appel au marché mais sans droit préférentiel de souscription

Souhaitant élargir sa base d’actionnaires, le groupe de biotechnologie compte lever de 10 à 12 millions d’euros, quatorze mois après sa mise en Bourse
Yves-Marc Le Reour

Quatorze mois après sa cotation sur Alternext, Neovacs fait de nouveau appel au marché pour financer sa croissance. La société de biotechnologie a lancé hier une augmentation de capital par placement privé en proposant «au maximum 2.357.247 actions représentant 17,4% du capital et 11,8% des droits de vote avant opération». La fourchette de prix indicative, comprise entre 4 et 4,40 euros, devrait générer un produit brut d’environ 10 millions d’euros, un montant identique à celui levé au moment de sa mise en Bourse. La taille du placement dirigé par CM-CIC Securities pourra être augmentée jusqu’à 12 millions d’euros «en cas de demandes excédentaires».

La spécificité de cette opération ouverte aux investisseurs institutionnels tient à la suppression décidée du droit préférentiel de souscription (DPS), en vertu d’une résolution votée lors de la dernière assemblée générale. Ce DPS, qui peut être revendu sur le marché, permet à un actionnaire qui renonce à participer à une augmentation de capital d’être en partie indemnisé de la perte découlant de l’augmentation du nombre d’actions en circulation. «Nous avons fait ce choix par souci de simplicité et en vue d’élargir notre base d’actionnaires», explique à L’Agefi Guy-Charles Fanneau de la Horie, directeur général de Neovacs.

Il rappelle que deux actionnaires historiques, Truffle Capital et OTC Asset Management, ont injecté conjointement début avril 1,25 million d’euros supplémentaires dans Neovacs au prix de 4 euros par action, lors d’une augmentation de capital réservée de 2,25 millions, le reste ayant été souscrit par une filiale du groupe suisse Debiopharm. Interrogé par L’Agefi, Philippe Pouletty, directeur général de Truffle Capital, insiste sur le fait que le fonds d’investissement «ne cédera aucun titre» à l’occasion de l’opération en cours, en s’abstenant d’indiquer s’il avait l’intention de se laisser diluer.

«Les fonds levés permettront de renforcer la situation financière de la société et de poursuivre le développement des deux candidats-médicaments sur lesquels Neovacs concentre ses efforts» dans les maladies auto-immunes et inflammatoires, précise Neovacs. A fin 2010, la société faisait état d’une trésorerie disponible de 8,4 millions d’euros, après avoir enregistré une perte nette de 9 millions sur l’exercice écoulé.

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

ETF à la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...