MiddleNext dévoile le premier bilan de la gouvernance des PME cotées
Moins d’un an après la publication du code de gouvernement d’entreprise pour les valeurs moyennes et petites, MiddleNext dévoile le premier rapport sur l’application de ce code. Son objectif n’est pas de tant de vérifier l’existence d’une bonne gouvernance que de mieux connaître ces sociétés. D’ailleurs, «les recommandations les plus sensibles pour le public sont plutôt suivies (rémunérations, composition du conseil)», note Pierre-Yves Gomez, directeur de l’Institut français de gouvernement des entreprises et co-auteur du rapport.
A la différence d’autres études, ce rapport se veut exhaustif et traite des 75 entreprises qui ont déjà adopté ce rapport, soit 16% des sociétés concernées (compartiment B et C d’Eurolist). En moyenne, ces entreprises affichent un chiffre d’affaires de 236 millions d’euros contre 30 milliards pour le CAC 40; emploient 1.545 salariés contre 100.000 pour le CAC 40; et affichent une capitalisation boursière de 48 millions contre 23 milliards pour le CAC 40. Autant d’écarts qui marquent la différence entre le profil des PME, 99% des sociétés en France, et les géants du CAC 40. Aussi, MiddleNext continue à militer pour des règles de gouvernance adaptées aux valeurs moyennes, alors même que l’AMF vient de publier un guide relatif à la prévention des manquements d’initiés des dirigeants de sociétés cotées sans prendre en compte la taille de l’entreprise.
Loin des idées reçues, les deux tiers des entreprises ayant adopté le code MiddleNext séparent les fonctions de direction et de contrôle, contre seulement 27% au sein du CAC 40; 38% ne sont pas concernées par les stock-options et 51%par les retraites chapeaux; 60% ne versent aucune indemnité de départ.
A l’instar des valeurs moyennes britanniques ou allemandes, ces entreprises sont détenues à seulement 13,5% par des actionnaires étrangers, contre 45% au sein du CAC 40.
Un ensemble d’éléments qui poussent de nouveau MiddleNext à demander un Small Busines Act, toujours en discussion «Il en va de la survie de la Bourse pour les entreprises de taille intermédiaire», souligne Caroline Weber, directrice générale de MiddleNext, rappelant que 160 sociétés ont quitté la cote en trois ans pour quasiment pas d’entrées, et qu’une cinquantaine pourrait sortir de la Bourse l’an prochain.
L’AMF apportera sa propre analyse début décembre avec la publication de son rapport sur la gouvernance des valeurs moyennes.
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