Microsoft et Google profitent de leur activité de cloud
Au premier trimestre, Microsoft et Google ont vu leurs revenus liés au «cloud» bondir respectivement de 32% et de 44%.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Capucine Cousin
Google a généré 5,8 milliards de dollars de revenus dans le cloud au premier trimestre.
-
Adebestock
Les géants technologiques continuent de voir leur chiffre d’affaires dopé par leurs activités d’informatique dématérialisée (cloud). Logique: les Big Tech ont profité à plein de la pandémie et des mesures de confinement, portés par une demande accrue pour des outils numériques permettant de travailler à distance. Et cette tendance se poursuit, alors que la réouverture de l'économie s’est accompagnée d’un recours accru à un modèle de travail hybride, qui continue d’alimenter la demande pour le cloud.
Cette transition a stimulé la demande pour les applications bureautiques de Microsoft ainsi que pour ses services cloud au premier trimestre 2022. Et a permis à Alphabet (Google) de sauver la mise dans le cadre de résultats par ailleurs décevants pour cette période.
Tous deux grappillent de plus en plus de parts de marchés dans ce secteur extrêmement rentable, même si le leader incontesté reste Amazon. Fin 2021, Amazon Web Services (AWS) représentait ainsi 33% des dépenses mondiales dans le cloud devant Azure (Microsoft) et ses 22%, et loin devant Google à 9% fin 2021, d’après le cabinet d'études Canalys.
23,4 milliards de dollars générés par Microsoft Cloud
Du côté du fabricant de logiciels Microsoft, le chiffre d’affaires trimestriel clos au 31 mars a progressé de 18% par rapport au même trimestre l’an dernier, à 49,3 milliards de dollars (46,66 milliards d’euros), pour un bénéfice net de 16,7 milliards de dollars. Il a été dopé par un bond de 32% de ses revenus de Microsoft Cloud (cloud d’entreprise), qui ont atteint 23,4 milliards.
La firme de Redmond s’appuie sur la notoriété de ses applications de bureau, telle la suite Office, pour pousser sa plateforme Azure au sein des entreprises. Depuis son arrivée à sa tête en 2014, son PDG, Satya Nadella, a transformé les deux principales activités cloud de la société, Azure et les versions internet d’Office, en moteurs de croissance régulière, qui aident à rendre Microsoft moins dépendant des difficultés actuelles des chaînes d’approvisionnement, et donc des PC et des consoles Xbox. La firme a ainsi constaté une augmentation des réservations commerciales - un véritable baromètre pour ses revenus futurs - avec des accords pluriannuels pour Office 365, Microsoft 365 et Azure.
5,8 milliards de dollars pour Google Cloud
Google, pour sa part, a publié mardi des ventes d’unités cloud en hausse de 44%. Google Cloud, la division d’Alphabet, a ainsi vu ses revenus trimestriels bondir à 5,8 milliards de dollars, avec une perte d’exploitation de 931 millions de dollars. «Le premier trimestre a été marqué par une forte croissance dans la recherche en ligne et dans le cloud, deux domaines qui aident les particuliers comme les entreprises en cette période de transformation digitale», a commenté le directeur général d’Alphabet, Sundar Pichai, cité dans un communiqué.
En termes de progression de revenus, le cloud a clairement sauvé la mise, alors que la croissance de l’activité du groupe, la plus faible depuis fin 2020, pâtit du ralentissement du marché publicitaire, qui avait été soutenu par un fort rebond après la crise sanitaire. Le géant de la recherche sur internet a dégagé un chiffre d’affaires trimestriel de 68,01 milliards de dollars, inférieur au consensus FactSet de 68,05 milliards de dollars. En outre, son bénéfice net global a chuté de 8% par rapport à il y a un an, à 16,4 milliards de dollars.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Avant même la présentation de sa copie devant le Parlement, le Premier ministre recule sur une mesure d'économies qu'il avait lui-même annoncée qui devait passer par décret. Un arbitrage au goût amer pour les partisans de la nécessaire réduction du déficit
Première conséquence visible d’El Niño à ce jour, l’autorité du canal du Panama a annoncé une réduction du nombre de bateaux transitant par l'isthme en raison de la sécheresse