Google déçoit et Microsoft rassure
Des performances divergentes. Alors que les résultats trimestriels de Microsoft ont battu les attentes des analystes, ceux d’Alphabet (Google) ont déçu.
La firme de Redmond a vu son profit net grimper de 8,2% au cours du troisième trimestre de son exercice décalé, à 16,73 milliards de dollars. Le bénéfice par action a atteint 2,22 dollars, contre 2,19 dollars attendu par le consensus des analystes réalisé par FactSet.
Le chiffre d’affaires du groupe a pour sa part bondi de 19%, à 49,36 milliards de dollars, tiré par une envolée de 32% des revenus dans le cloud, à 23,4 milliards. Microsoft reste le deuxième plus grand fournisseur d’infrastructures cloud derrière Amazon, mais la firme de Redmond a gagné des parts de marché en s’appuyant sur la notoriété de ses applications de bureau pour promouvoir sa plateforme Azure auprès des entreprises. Selon le cabinet d'études Gartner, le groupe détenait près de 20% du marché en 2020 - contre seulement 7% en 2016 - mais reste loin derrière les 40% d’Amazon Web Services (AWS),
Rattraper le retard
A la traîne dans ce domaine, la maison mère de Google, Alphabet, cherche à rattraper son retard par d’importants investissements. Les activités du groupe dans le cloud ont d’ailleurs bondi de 45% au premier trimestre, à 5,8 milliards de dollars, mais elles restent déficitaires avec une perte opérationnelle de 931 millions de dollars.
Au global, le groupe de Mountain View a vu ses ventes trimestrielles grimper de 23%, à 68,01 milliards de dollars, en dessous des attentes des analystes. Au plus bas depuis fin 2020, la croissance de l’entreprise a été pénalisée par un tassement des dépenses publicitaires de ses clients dans un contexte marqué par la forte inflation et la guerre en Ukraine.
Alphabet a même subi un recul de son résultat net sur les trois premiers mois de l’année, à 16,44 milliards de dollars contre 17,93 milliards un an plus tôt. Le bénéfice net par action est ressorti à 24,62 dollars alors que le consensus anticipait 25,89 dollars.
Dans les échanges après la fermeture de Wall Street, l’action Microsoft bondissait de 4,5%, à 282,40 dollars quand celle de Google perdait 3,2%, à 2.314 dollars.
Parmi les autres membres des Gafam, Facebook publiera ses comptes trimestriels ce mercredi dans la soirée. Amazon et Apple les révéleront jeudi après la clôture des marchés new-yorkais.
Plus d'articles du même thème
-
KNDS reporte son introduction en Bourse
Le fabricant d’armes franco-allemand met en pause son projet de cotation à Paris et Francfort en raison des conditions de marché. -
Les banquiers centraux ne veulent plus donner d’indications prospectives
Le principal panel du Forum de Sintra 2026 a tout de même été l’occasion pour Christine Lagarde (BCE) comme pour Kevin Warsh (Fed) de reconnaître un recul des anticipations d’inflation depuis leurs dernières réunions monétaires. Sans pour autant faire bouger les anticipations de hausses de taux. -
Un consortium comprenant BlackRock, Visa et Mastercard lance un nouveau stablecoin
Plus de 140 sociétés se sont réunies au sein d'Open Standard, un groupe avec une gouvernance collaborative ayant pour objectif de distribuer un stablecoin en dollar.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- Schneider Electric, Saint-Gobain, L'Oréal : trois modèles d'ambitions du CAC 40 en Inde
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreFrance-Allemagne : retraites, réforme et révolution
La différence avec la France vient surtout de l’existence d’une éthique de la discussion très ancrée, au niveau politique et parlementaire, comme au niveau des partenaires sociaux et des entreprises -
EtalonnageConsensus politique et transition longue : la recette du passage à la retraite à 67 ans en Allemagne
Berlin a acheté la paix en mettant en place un départ anticipé pour carrière longue, dispositif coûteux aujourd'hui remis en cause. -
Vérité d'un côté du Rhin ne l’est pas au-delà
Retraites : le grand fossé franco-allemand
Le chancelier allemand Friedrich Merz dit vouloir appliquer l'intégralité des recommandations de la commission d'experts qu'il a mandatée. Une réforme ambitieuse qui contraste avec le blocage français