Microsoft casse sa tirelire pour mettre la main sur Skype
Le bonheur, c’est simple comme un coup de fil. Et le bonheur n’a pas de prix pour Microsoft, qui pourrait divulguer aujourd’hui même (mardi matin à l’heure américaine) un accord pour le rachat du groupe de téléphonie vidéo en ligne Skype Technologies. Pour un montant compris entre 7 et 8 milliards de dollars selon le Wall Street Journal, qui, citant des sources proches du dossier, a le premier relayé l’information cette nuit. Ou 8,5 milliards de dollars dette incluse comme l’a confirmé une source citée par la suite par Reuters.
Les deux groupes ont refusé de commenter l’information concernant l’opération. Les négociations pourraient toutefois encore échouer. La source citée par Reuters assure que Skype est conseillé par Goldman Sachs et JPMorgan, tandis que Microsoft ne s’est offert les conseils d’aucune banque.
Le Wall Street Journal souligne la volonté affichée par le numéro un mondial des logiciels informatiques grâce à cette initiative d’«être actif au sein des mondes toujours plus convergents de la communication, de l’information et du divertissement». A ce prix, le groupe californien, pourtant peu accoutumé aux opérations de grande envergure (le rachat de Skype serait sa plus importante acquisition), disposerait d’une marque reconnue dans la communication en ligne, alors qu’en dépit de gains de parts de marché au cours de l’année écoulée de la part de son moteur de recherche Bing, Google accapare toujours les deux tiers des recherches sur la toile aux Etats-Unis. A n’en pas douter le directeur général de Microsoft Steve Ballmer considère internet comme un «champ de bataille crucial», selon les termes choisis par le Wall Street Journal. Notamment du fait de la pression des investisseurs, toujours en quête de nouveaux relais de croissance.
Skype pourrait bien être intégré au service Lync, qui regroupe d’ores et déjà courrier électronique, messagerie instantanée et communication par la voix. Skype écrirait une nouvelle page de son histoire mouvementée, marquée par une ascension fulgurante. Créée en 2003, la société a été acquise deux ans plus tard seulement par eBay pour 2,6 milliards de dollars. eBay a cédé une majorité du capital en 2009. Skype avait récemment retardé un projet d’introduction en Bourse afin d’envisager d’autres pistes. Reuters notamment rapportait tout récemment des projets distincts de rachat par Facebook et Google.
Plus d'articles du même thème
-
Agicap dévoile sa recette pour débrider l’adoption de l’IA par les entreprises
La plateforme de gestion de trésorerie entend connecter plus naturellement la direction financière au reste de l’entreprise. -
Les femmes se font une place dans l’immobilier… sous le plafond de verre
Si elles représentent plus de la moitié des collaborateurs du secteur immobilier, les femmes sont encore largement sous-représentées au plus haut niveau de direction. -
Indosuez Wealth Management créé une nouvelle direction dédiée aux clients les plus fortunés
Gonzague de La Rochethulon devient directeur du développement des segments ultra high net worth (UHNW) et high net worth (HNW).
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L'assurance emprunteur veut en finir avec les clauses d'exclusion
Contenu de nos partenaires
-
Cryptomonnaies, bibles, chaussures… Découvrez les principales sources de revenus de Donald Trump en 2025
D’après son rapport annuel des finances personnelles, l’augmentation de la fortune du président américain Donald Trump repose principalement sur ses revenus tirés de ses actifs numériques et cryptomonnaies -
TribuneLe progrès n'a de sens que s'il sert l'humain - par Philippe Palazzi
Face à l’emballement technologique porté par l’IA, l’innovation doit d’abord renforcer le lien social au cœur du commerce de proximité -
TribuneLa décarbonation, assurance collective de l’UE – par Patrice Geoffron
Alors que la crise énergétique s’intensifie, la France mise sur l’électrification et les gaz verts pour réduire sa dépendance aux fossiles importés et renforcer sa souveraineté industrielle