Medica se donne les moyens d’assouvir sa soif de croissance externe
Medica poursuit l’adaptation de son profil financier à sa stratégie de croissance, dans le sillage de son introduction en Bourse en février dernier. Après la mise en place de nouvelles lignes de financement en juin, le groupe de maisons de retraite a annoncé hier avoir noué une opération de «sale and lease back» sur une part de ses actifs immobiliers. Ce mécanisme combiné de vente et de crédit-bail concerne 1.400 lits au sein de 19 établissements (sur une capacité totale de 12.650 lits fin octobre).
Le groupe a indiqué avoir signé un accord de crédit-bail dans le cadre d’un club deal regroupant Natixis Bail et Finamur (filiale de Crédit Agricole Leasing), en tant que co-chefs de file, ainsi qu’Oséo Financement. L’opération porte sur un montant de 130 millions d’euros, à un taux de 120 points de base au-delà de l’Euribor 3 mois, sur une durée de douze ans. L’objectif étant, selon le directeur financier Mathieu Fabre, de n’exercer l’option d’achat qu’au terme convenu. Des conditions accueillies avec bienveillance par les analystes, «bonnes» selon Oddo, «relativement attrayantes» aux yeux de Cheuvreux. Les deux courtiers conservent une opinion positive sur un titre qui a retrouvé le voisinage de son cours d’IPO de 13 euros après avoir brillé au printemps (+0,76% hier à 13,22 euros).
Medica s’est félicité de la mise en place d’un crédit-bail lui permettant de «diversifier et d’optimiser les conditions de ses financements en levant de la dette immobilière à long terme». 30 millions d’euros liés à l’opération annoncée hier seront consacrés au remboursement de la dette. 100 millions resteront donc mobilisables en liquidités pour tirer parti d’opportunités de croissance externe.
Elles ne manquent pas, selon Mathieu Fabre, qui indique qu’avec le crédit revolver conclu en juin, le groupe dispose d’une ressource financière de 200 millions. De quoi laisser le dirigeant avancer que «Medica s’est mis en position pour réaliser des opérations significatives dans les deux prochaines années». Car la manne disponible représente près de 40% du chiffre d’affaires attendu en 2010 (530 millions d’euros, en hausse de 10%), contre un objectif maintenu de progression de l’activité d’au moins 45% de l’activité sur la période 2010-2012.
Plus d'articles du même thème
-
Les élections de mi-mandat freinent l’exubérance politique de Donald Trump
En raflant le Congrès, l’opposition démocrate devrait limiter fortement les pouvoirs du locataire de la Maison-Blanche, contraindre l’exécutif à composer avec un Parlement désormais hostile, et peut-être obliger certains républicains à reconverger vers le centre. -
La montée en compétences face à l’IA est insuffisante en entreprise
70% des cadres financiers français français craignent que l’absence de préparation de leurs collaborateurs à l’intelligence artificielle risque de compromettre la pertinence de leur organisation d’ici cinq ans, selon une enquête OneStream. -
Les actifs financiers saluent les résultats des «midterms»
La large victoire démocrate tend à diminuer les risques d’un conflit trop long en Iran, donc de cours du pétrole durablement élevés, avec les conséquences positives que cela pourrait avoir sur les taux, et par ricochet sur les actions. Les risques de persistance du déficit budgétaire américain sont occultés. Pas les possibles rééquilibrages sectoriels.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- Parvus accentue sa pression sur la gouvernance d’Accor
Contenu de nos partenaires
-
Malgré la débâcle de Donald Trump, le risque de guerre avec l'Iran toujours au plus haut
Les dirigeants iraniens jubilent face aux résultats des élections de mi-mandat, mais rien ne garantit que Donald Trump ne lancera pas une nouvelle offensive contre la République islamique -
TsunamiDonald Trump battu : ce qui attend l'Europe
Avec le contrôle de la Chambre et du Sénat, les démocrates auront des leviers pour canaliser la politique étrangère de Donald Trump. Mais ce contre-pouvoir ne changera ni son désir de conclure un deal en Ukraine, ni son hostilité envers le Vieux Continent -
Déroute de TrumpMidterms : le temps d’une nuit, centristes et socialistes du parti démocrate ont fait front commun
Les jeunes des Democratic Socialists of America trinquent à la victoire des démocrates à travers le pays. Y compris ceux qu’ils accusaient hier d’être « trop mous » face à Donald Trump et trop modérés. Mais la fête finie, la bataille pour le parti commence