LVMH dépasse 5 milliards d’euros de résultat opérationnel courant
Le groupe contrôlé par Bernard Arnault ne connaît pas la crise. Sur sa lancée de 2010, LVMH a affiché l’an dernier une santé insolente, bravant sans fléchir les turbulences de la conjoncture. Le numéro un mondial du luxe garde résolument le cap : les ventes ont progressé de 16% à 23,7 milliards d’euros (+14% en organique malgré un tassement au quatrième trimestre), le résultat opérationnel courant dépasse la barre des 5 milliards d’euros (à 5,26 milliards d’euros, en hausse de 22%) et la marge opérationnelle courante ressort à 22%.
Alors que l’effet devises a été limité grâce à la compensation apportée par les couvertures de change, LVMH a bénéficié pour son activité montres et joaillerie de l’intégration de Bulgari, consolidé depuis le 30 juin dernier. Mais si la division affiche un quasi-doublement de ses ventes (+ 98% à 1,94 milliard d’euros en données publiées), la croissance organique atteint tout de même 23%. Bénéficiant d’une forte demande, le groupe a pu gagner des parts de marché.
L’activité vin et spiritueux a été le deuxième poste contributeur au résultat opérationnel courant (+18% à 1,10 milliard d’euros). «En ayant maintenu une stratégie de valeur pendant la période difficile de 2009, l’activité champagne bénéficie pleinement de la reprise de la demande», souligne le groupe. Dans l’activité mode et maroquinerie, qui a généré un résultat opérationnel courant de 3,07 milliards d’euros (+20%), Louis Vuitton «connaît une nouvelle année record». En ce qui concerne la distribution sélective, où la rentabilité a également été au rendez-vous (+ 34% à 716 millions d’euros), «DFS croule sous la clientèle chinoise», selon les termes de Bernard Arnault, PDG de LVMH.
Au bout du compte, le résultat net ressort en légère hausse de 1% (+34%, hors exceptionnels), à 3,06 milliards d’euros, le groupe ayant réalisé une plus-value latente inédite lors de la prise de participation dans Hermès en 2010. A ce sujet, Bernard Arnault a réaffirmé que «LVMH n’a pas de volonté hégémonique» et que sa participation est «amicale». Pour 2012, Bernard Arnault se dit «raisonnablement confiant», soulignant «la chance d’avoir comme marchés des pays émergents, mais aussi les Etat-Unis, qui repartent et qui entraînent fortement l’ensemble de nos activités».
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