Louvre Hotels s’associe à A Capital pour se développer en Allemagne
Nouvelle opération pour A Capital. Le fonds de private equity euro-chinois vient de reprendre en partenariat avec Louvre Hotels Group, les dix hôtels du réseau Balladins en Allemagne (5 trois étoiles et 5 quatre étoiles), soit 1.246 chambres, implantés dans les principales métropoles d’Allemagne de l’Ouest (Francfort, Cologne, Dortmund…). Une fois rénovés, ces hôtels seront commercialisés sous enseignes Tulip Inn et Golden Tulip.
A Capital détiendra 75% du capital et Louvre Hotels 25%. «Après cette acquisition de l’ordre de 50 à 100 millions d’euros, nous prévoyons d’investir avec Louvre Hotels 300 millions d’euros sur les quatre prochaines années dans l’acquisition de 40 hôtels supplémentaires, afin d’opérer un parc d’une cinquantaine d’établissements en Allemagne», explique à L’Agefi André Loesekrug-Pietri, fondateur et managing partner de A Capital.
Louvre Hotels ne dispose aujourd’hui que de 7 établissements outre-Rhin, mais il compte ouvrir près de 130 hôtels sous enseigne Golden Tulip et Première Classe d’ici 2020. En septembre 2013, il a signé un partenariat avec le groupe immobilier allemand Arcus Bauerrichtung pour le développement de 26 «Tulip Inn Alp Style» dans des villes de montagne en Allemagne, Autriche et Suisse. Soit un investissement global de 160 millions d’euros à horizon 2020. En outre, Louvre Hotels compte ouvrir 35 hôtels Première Classe d’ici 2017.
«Contrairement aux idées reçues, l’Allemagne est la première destination en Europe pour les Chinois, tant pour des raisons professionnelles, avec notamment les foires et congrès, que touristiques, ajoute André Loesekrug-Pietri. Aujourd’hui, les Chinois sont pratiquement absents des hôtels que nous venons de racheter, dont la clientèle est à 70% domestique. Nous misons sur une forte internationalisation, grâce au développement du réseau commercial et à notre connaissance du marché chinois».
A Capital, détenu essentiellement par des investisseurs européens mais aussi par le fonds souverain chinois CIC, se focalise sur quatre segments dont la croissance se situe dans les pays émergents: le tourisme (il a été à l’origine de l’opération qui a permis au Club Med de retrouver la croissance en Asie, et a amené Fosun comme co-investisseur à ses côtés), les technologies digitales (il vient d’entrer au capital de Viadeo et est présent à celui de Bang & Olufsen), l’environnement / l’énergie, et enfin l’agroalimentaire.
Plus d'articles du même thème
-
La victoire de Lula fait vaciller les marchés brésiliens
Le président brésilien sortant a battu Flavio Bolsonaro à la surprise générale avec 51,8% des suffrages. Les investisseurs avaient parié sur la victoire du fils de l’ancien président, plus pro-marché. Le real chute de 9% face au dollar et la Bourse de 14%. -
Les entreprises payent plus cher leurs émissions obligataires
Les transactions ont repris la semaine passée sur le marché primaire euro. La demande est là mais exige d'être rémunérée pour un niveau de risque jugé plus élevé. -
Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Le géant américain de la technologie veut continuer à réduire ses effectifs. Il propose un plan de départ volontaire à plus d'un quart de ses salariés. Seuls les Etats-Unis, le Canada, l'Inde et le Royaume-Uni sont concernés.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
- Le taux souverain français dépasse 5%
Contenu de nos partenaires
-
IdiocratieParcoursup ou le tabou français de la sélection
Le gouvernement promet de réformer Parcoursup en 2027 avant de remplacer la plateforme en 2028. Derrière la mobilisation lycéenne, une bataille plus profonde se joue : celle de la sélection et de la valeur des diplômes -
Victoire à la PyrrhusBrésil : pourquoi le nouveau mandat de Lula s'annonce difficile
Le président brésilien de gauche peut se réjouir de sa spectaculaire remontada mais la forte progression du nombre de parlementaires bolsonaristes devrait compliquer son mandat -
EditorialVive la sélection à l’université !
Dans une société qui postule la singularité de chaque individu, la sélection ne peut pas ne pas exister. Et ce n’est pas une mauvaise chose