L’offre de GDF Suez sur IP s’annonce moins relutive que prévu
La hausse probable du prix de l’offre, les cessions d’actifs et le paiement du dividende en actions vont réduire la hausse promise du bénéfice par action
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Olivier Pinaud
La tour GDF Suez à La Défense. Photo: PHB/Agefi
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GDF Suez ne remettra pas en cause ses équilibres financiers. Le groupe a réaffirmé hier qu’il était prêt à renoncer à son offre de rachat sur sa filiale International Power (IP) alors que les administrateurs indépendants d’IP ont jugé le premier prix indicatif de 390 pence par action insuffisant. Tactique, et classique dans ce type d’opération, la menace d’un retrait semble avant tout verbale. GDF Suez a suffisamment répété l’intérêt stratégique de ce rachat pour renoncer si tôt. Ensuite, un relèvement modéré du prix permettrait de trouver un accord avec les principaux minoritaires. Invesco, l’un des actionnaires historiques d’IP, a d’ailleurs vendu un tiers de sa position à 405 pence par action, signe que ce prix lui paraît raisonnable. Hier, alors que Moody’s a placé la note sous revue, S&P a estimé que ce rachat, même à un prix supérieur ne modifierait pas le profil de GDF Suez.
Conseillé par Rothschild, GDF Suez va toutefois devoir trouver le bon équilibre pour préserver le bénéfice financier de l’opération. A 390 pence par action, le montant total du rachat, obligations convertibles comprises, s’élevait à 9,1 milliards d’euros. Son effet positif sur le bénéfice par action 2012 était estimé à 4,5% par Credit Suisse. A 405 pence, la facture augmenterait de 285 millions plus la revalorisation probable de la valeur de marché des obligations. Et la «relution» baisserait alors d’environ 50 points de base, à 4%.
L’effet positif devrait même être inférieur. Pour préserver sa notation de crédit, GDF Suez compensera la hausse de l’endettement liée à l’acquisition d’IP par des cessions d’actifs. Ce qui réduira le bénéfice par action. Pour limiter un peu plus l’impact, le groupe a également prévu de payer en actions nouvelles le solde du dividende 2011 et le coupon intérimaire 2012. L’Etat français et le Groupe Bruxelles Lambert, 41% du capital à eux deux, ont déjà accepté cette proposition. Si tous les actionnaires suivaient, cela entraînerait une augmentation du nombre d’actions en circulation de 8,5%, ce qui ressemble à une augmentation de capital déguisée selon certains analystes.
Deutsche Bank calcule que si 75% des actionnaires de GDF Suez optent pour le dividende en actions, et que le groupe s’allège de 4,5 à 5,6 milliards d’euros d’actifs, l’effet final sur le bénéfice par action virera même au rouge, à -1% pour une offre à 390 pence et -3% pour un prix de 450 pence.
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