L’IPO du circuit de Formule 1 se fera par l'émission de titres doubles
L’entrée en Bourse du circuit de Formule 1 (F1) avance à grande vitesse. Après avoir reçu l’aval des autorités de Singapour, l’organisateur de courses automobiles a déjà tâté l’intérêt des investisseurs pour sa prochaine cotation et s’attend à lever environ 450 millions de dollars auxquels s’ajoutent les parts cédées par les détenteurs actuels du groupe. Au total, l’opération, orchestrée par Goldman Sachs, UBS et Morgan Stanley avec DBS, CIMB et Banco Santander comme teneurs de livre, pourrait permettre de lever entre 2 et 3 milliards. Les investisseurs devraient détenir des titres doubles constitués d’actions et de créances qui courent jusqu’en 2060 et donnent actuellement droit à un coupon annuel d’environ 10%. En outre, parmi ces fonds levés, 1,7 milliard pourrait être utilisé pour rembourser une partie de ces créances.
CVC Capital Partners, l’actionnaire de référence, a annoncé mardi avoir cédé 21% du capital à Waddell & Reed Financial, Norges Bank IM et BlackRock pour 1,6 milliard de dollars. Une opération dirigée par UBS qui valorise le groupe à 7,2 milliards ou 9,1 milliards dette incluse. CVC, qui avait acquis 63,4% du capital en 2005 et 2006 par le biais d’un emprunt de 2,5 milliards, a ainsi réduit sa participation à 42% après la cession. Les repreneurs ne bénéficieraient en outre d’aucun droit de vote ni option de vente associés à leurs titres et seraient contraints de les conserver pendant une période minimum de six mois.
Les revenus dégagés par l’exploitant de la F1 auraient progressé de 10% par an en moyenne durant les dix dernières années pour atteindre 1,5 milliard de dollars, avec un cash flow libre de 500 millions.
Seule ombre au tableau: «le départ de Bernie Ecclestone pourrait dérégler nos opérations et avoir un effet négatif important sur notre activité» et occasionner des pertes de contrats, selon une note distribuée aux investisseurs que s’est procurée le Financial Times.
Des bouleversements à la tête du groupe sont pourtant attendus, avec l’entrée au sein du comité de direction du président de Nestlé, Peter Brabeck-Lemathe, du directeur général de WPP, Sir Martin Sorrell, ainsi que du directeur financier d’Unilever, Jean-Marc Huët. Peter Brabeck-Lemathe, qui siège au conseil d’administration de Delta Topco, Credit Suisse, L’Oréal et Exxon Mobil, dispose de 0,3% du capital, participation d’une valeur de 6 millions, qui en vaudrait 30 millions après l’IPO.
Plus d'articles du même thème
-
Fitch abaisse la perspective de la France
Dans une décision surprise intervenue vendredi soir en dehors du calendrier habituel, l'agence de notation indique ne pas croire à une réduction du déficit en 2027. -
Gare au short squeeze
Retrouvez comme chaque semaine l'analyse du marché des changes de DeftHedge. -
Monaco sort de la liste grise du Gafi
La décision récompense un ensemble de mesures prises par la principauté depuis 2024, date de son inscription sur la liste des pays placés sous surveillance renforcée.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
Contenu de nos partenaires
-
Iran : en cas de nouveau bombardement, Mojtaba Khamenei menace les Etats-Unis d’une « riposte sans limite géographique »
Les déclarations de Mojtaba Khamenei, le Guide suprême iranien, ont eu lieu samedi 31 octobre, alors que des efforts diplomatiques sont en cours pour tenter d’éviter la reprise des hostilités avec les Etats-Unis. Une délégation qatarie a ainsi rejoint Téhéran vendredi -
Mobilisation du 31 octobre : les défilés sont globalement calmes dans les grandes villes, la situation se tend à Marseille
Près de 150 défilés sont prévus en France pour la défense du pouvoir d’achat. Des manifestations ont lieu à Paris, Lyon, Marseille, Nice, Nantes, Guéret, Pau, etc. Les autorités ont mobilisé 70 000 policiers et gendarmes pour assurer l’ordre public -
Brésil : Flavio Bolsonaro affirme avoir quitté son pays afin de fuir une « persécution »
Après sa défaite à l'élection présidentielle brésilienne, Flavio Bolsonaro a légitimé sa fuite du Brésil. « La persécution a commencé même plus tôt que je ne l’imaginais », a assuré le sénateur lors d’un direct sur Instagram