L’IPO d’Applus confirme la confiance grandissante envers l’économie espagnole
Le marché boursier espagnol reprend goût aux introductions. En témoigne, après les opérations réalisées par deux foncières le mois dernier et l’annonce de l’IPO du voyagiste en ligne Odigeo, le projet dévoilé hier par le groupe de certification Applus Services. Les fonds de private equity sont en l’occurrence à la manœuvre, Applus étant contrôlé par Carlyle et Odigeo par Permira et Ardian.
Surtout, ce fourmillement est le signe d’une confiance grandissante des investisseurs envers le redressement de l’économie espagnole, alors que le ministère du Travail a annoncé hier un nouveau repli du nombre de demandeurs d’emploi en mars, le taux de chômage restant tout de même de 26%. La Bourse espagnole n’avait pas accueilli de nouveaux entrants depuis l’IPO de Bankia à l’été 2011. De fait, il existe aujourd’hui selon le stratégiste de FGA/MG Valores Francisco Salvador «un fort appétit pour les sociétés espagnoles, de la part des investisseurs tant espagnols qu’étrangers».
Sous réserve de l’approbation du régulateur, la CNMV, les titres Applus seront admis à la négociation sur les différentes Bourses espagnoles, dont Madrid. L’offre, réservée aux investisseurs institutionnels, comprendra de nouvelles actions pour environ 300 millions d’euros ainsi que des titres existants pour un montant non précisé, cédés par des caisses d’épargne espagnoles et par Carlyle (qui détient indirectement 68,3% du capital), sous la houlette de Morgan Stanley et UBS en tant que coordinateurs globaux, épaulés par Citigroup, JPMorgan, Santander et JohBerenberg, Gossler&Co. Bloomberg croit savoir qu’Applus vise une levée totale d’un milliard lui octroyant une capitalisation de 2 milliards. En parallèle, Odigeo aurait fixé le prix unitaire de ses titres à 10,25 euros, lui permettant de récolter 376 millions d’euros pour une capitalisation de 1,1 milliard.
Applus, prestataire de services de certification notamment réglementaire dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures ou de l’automobile, se targue d’une présence dans 60 pays avec 19.000 collaborateurs. Le groupe a engrangé en 2013 un chiffre d’affaires de 1,6 milliard d’euros pour un excédent brut d’exploitation de 200 millions. Le directeur général Fernando Basabe veut croire que le groupe est «très bien placé pour continuer à tirer parti tant de tendances structurelles de croissance favorables que de la consolidation du secteur».
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