LinkedIn surfe avec succès sur la vague des sociétés internet
LinkedIn fait une entrée fracassante à Wall Street. Le site de réseau social aux plus de 100 millions de membres a réussi à lever 352,8 millions de dollars en mettant sur le marché 7,84 millions d’actions à 45 dollars l’unité. Le tour de force réside dans le prix de l’introduction qui est passé en quelques jours de 32 à 45 dollars, soit un relèvement de plus de 40%, du jamais vu depuis la bulle internet de 2000.
L’opération valorise la société californienne à 4,25 milliards de dollars, soit environ 17 fois son chiffre d’affaires de l’année dernière. Un niveau de valorisation très supérieur au multiple moyen de l’indice moyen de l’indice Nasdaq de 4,3 fois le chiffre d’affaires annuel, porté par le formidable engouement actuel pour le secteur qui a vu le Facebook chinois, Renren, s’introduire sur le marché à un multiple de 70 fois ses ventes et le cours de son action progresser de 23% pour une capitalisation boursière de 6,6 milliards de dollars.
LinkedIn a dégagé un bénéfice de 15,4 millions de dollars en 2010, pour un chiffre d’affaires de 243 millions reposant sur les recettes publicitaires, les souscriptions des abonnés mais également des informations vendues à des cabinets de recrutement. Et l’année 2011 de démarrer en fanfare avec des ventes atteignant 94 millions au premier trimestre, soit plus du double de l’année dernière. La société a en outre réalisé de forts investissements en infrastructure technologique et force commerciale démontrant ses ambitions. Le Groupe pourrait d’ailleurs utiliser une partie des fonds pour de potentielles acquisitions.
Le fondateur Reid Hoffman conserve une participation de 20% dans la société d’une valeur de 850 millions de dollars, soit près de 34 fois sa mise initiale. Goldman Sachs, qui a vendu l’ensemble de ses parts, a réalisé une plus-value de 39 millions.
Un test réussi qui pourrait hâter les introductions en Bourse du site de coupons de réduction en ligne Groupon, prévue pour les prochains mois, mais également celle de Facebook prévue pour l’année prochaine, sans oublier Twitter et Zynga. Le français Viadeo, deuxième réseau social à usage professionnel dans le monde, a pris lui le risque de laisser passer la vague en repoussant de 18 à 24 mois son projet d’entrer en Bourse, dans le but de continuer à produire «de la croissance» et ne pas avoir «encore à se concentrer sur la rentabilité».
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